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30.06.2008
Post de complaisance
Eric Allouche, dans un commentaire déposé hier, subodorait le scoop... "Lisez la presse demain", annonçait-il. Le bougre était bien renseigné. Car dans son édition du jour, l'Echo Républicain catapulte en tête de page un entretien par email que j'avais donné à Ahmed Taghza.

Pour la petite histoire, je n'ai pas livré tous mes secrets. J'en garde un peu pour les prochains articles...
10:40 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, presse, interview, clochemerle les dreux
28.06.2008
L'école est finie
Il règne d'un seul coup comme un air de calme après la tempête. Fin des exams, fin des classes, fin momentanée d'une certaine routine. Dernières bises avant le départ prochain pour la plage. Alors que certains ont déjà plié les gaules depuis quelques semaines, les plus assidus ont savouré jusqu'au bout le couinement du marqueur sur le tableau. L'année scolaire est bâchée, renvoyée dans la boîte à souvenirs ou dans le caniveau, selon les humeurs.
Place au temps libre, à la détente estivale. Bonnes vacances à tous, que vous partiez ou restiez.
10:47 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, vacances, école, été
25.06.2008
Violence aveugle
Voilà un palmarès qui ne va guère réhausser notre image. Le Figaro vient de publier les chiffres de la violence urbaine enregistrés par la police judiciaire. Pour Dreux, classée parmi les 40 premières villes sinistrées, cela donne en 2007 :
- Coups et blessures volontaires : 263
- Vols violents : 203
- Taux de violence (faits pour 1000 habitants) : 10,06 - La moyenne nationale est de 5,93
Sacré gifle, non? Pourtant, je suis surpris de nous retrouver aussi bien installé dans la hiérarchie des villes anxiogènes. De ma tour d'ivoire du centre ville, je ne vois rien qui puisse témoigner d'un quelconque sentiment d'insécurité. Juste la crainte de voir ma magnifique Polo constellée de fientes de pigeons. Certes en six ans, j'ai déploré deux effractions sur mon véhicule, deux rétroviseurs dégommés, quatre enjoliveurs subtilisés et une antenne radio dérobée. Mais pas de menaces, d'insultes, d'intimidations ou d'altercations.
Signe de cette quiétude toute relative, la presse locale est devenue moins exhaustive qu'elle ne l'a été pour relater les faits divers. Quelques gros titres en manchette pour racoler le lecteur mais la longue litanie des méfaits commis dans la région est passée à la trappe. En apparence donc, tout ne va pas trop mal. Sauf que ces chiffres sont là pour nous rappeler une réalité préoccupante : on peut habiter Dreux et être totalement aveugle sur les actes de violence qui y sont perpétrés.
Bien évidemment, ce genre de données, en plus de plomber les efforts entrepris pour juguler la délinquance, peuvent s'avèrer être un frein à l'attractivité. On croyait - enfin je croyais - Dreux rentrée dans le rang des villes criminellement sensibles en voie de réhabilitation. Fausse impression? Ce palmares pointe à l'évidence les carences du dispositif d'action sociale mais met surtout en relief une situation alarmante circonscrite aux quartiers périphériques. Parlez-en aux travailleurs sociaux ou aux enseignants des Oriels ou des Bâtes. A les entendre, la situation ne cesse d'empirer, mais qui les entend??? Il serait peut-être temps de retirer nos oeillères et considérer que Dreux, sorti de son centre, n'est pas la ville si paisible qu'on veut bien nous vendre.
08:19 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, délinquance, violence, chiffres, pj
24.06.2008
Pipes show


11:46 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : dreux, musée, collection, pipe
19.06.2008
Who's who drouais
Hé les copains, j'ai besoin de votre aide. Avec mon ami Marcel, on se demandait quelles étaient les personnalités locales. Vous savez, celles que l'on croise régulièrement dans la rue, dont on parle aux réunions du Rotary-Club, qui sont des figures pour ne pas dire des gueules du coin. J'avoue que sur le coup, j'ai un peu séché. Mais je ne me suis pas démonté, j'ai saisi un numéro de l'Action républicaine et après un bref tour d'horizon, j'avais déjà quelques noms à faire valoir. Hé oui, il y a des visages qui reviennent régulièrement dans la presse. A croire qu'ils sont de mèche avec les journalistes. Les Gérard Hamel, Jacques Lemare, Tayeb Touazi, Alain Fillon, Valentino Gambuto... Toujours présents au moment où le photographe sort son petit oiseau. Vous me direz que l'Action républicaine a toujours eu d'excellentes relations avec les politicards. Quoi de plus normal pour un journal fondé par Maurice Viollette (qui fut - est-il besoin de le rappeler - député et maire de Dreux) et qui a également servi les ambitions d'Henri Morny, à la fois directeur du bi-hebdomadaire et conseiller municipal dans les années 60. Françoise Gaspard, qui, parait-il, a appris à lire l'Action sur les genoux de Maurice Viollette, y était photographiée sous tous les angles, tout comme Gérard Hamel, toujours présenté sous son meilleur profil à chacune de ses sorties.
Bon, j'en reviens à mes moutons ou plutôt à nos personnalités locales. Voilà, donc, j'ai dressé une liste des drouais qui me paraissent les plus en vue. J'y ai exclu tous les élus. Sinon, on aurait que du Gégé et toute sa clique. J'en ai certainement oublié beaucoup mais et je compte sur vous pour la compléter.
Fatima Karboubi, présidente de l'association "Femmes plus"Jean Meghrate, commerçant, propriétaire de deux boutiques de prêt-à-porter
Jean-Pierre Dubreuil (J'aurai pu également citer Gilbert Stenfort, son compagnon du Cercle Laïque)
Yann Lem, musicien
Philippe Chanoine, concessionnaire automobile, vice-president de la CCI
Richard Woods, responsable de Philips EGP
Roland Rivière, entraineur de lutte
Mounir Chakkar, président d'ICSAD (Initiatives Culturelles Sportives Avenir Drouais)
Sylvie Kimpflin, medecin généraliste, photographe auteur de nombreuses expositions
Eric Lenud, prof d'histoire, spécialiste d'histoire locale
Jacques-Philippe Laurent, professeur de batterie, membre du groupe Take it up
Axelle Champagne, directrice du pôle Développement Economique de la CadD
Abdoulaye M'baye, champion de Muay Thaï (boxe Thaï)
Patrice Colas, entraineur du FC Drouais
Marcel Taupin, philosophe drouais
....
09:24 Publié dans People of Dreux | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, gens, personnalités, people
16.06.2008
Vélo social
Depuis deux jours, tout le monde en parlait dans le quartier. "Hey Jack, n'oublie pas la course dimanche!". La course? Mais oui, suis-je bêta, la dernière étape du tour d'Eure-et-Loir cycliste qui après un petit tour en ville arrivait en haut du boulevard Louis Terrier. Mon cher voisin, Marcel Taupin, me rappelait même l'avant veille qu'il fallait remonter à près de quarante ans avec les Paris-Ezy et Paris-Camemebert, pour voir une compétition de vélo dans le coin. C'était dire l'importance de l'évènement.
Chose curieuse, malgré leur enthousiasme, aucun de mes voisins ne voue une adoration particulière à la petite reine. Mais le cyclisme, sport populaire par essence, a ce pouvoir d'attirer les foules même pour une simple épreuve locale. Tout en m'affairant à buter mes pieds de pommes de terre, je guettais de loin les premiers signes de la caravane. 15h35, quelques pétarades de moto. Je lâche aussitôt ma binette pour accourir vers le portail ; les gendarmes. Pas de doute, quand la gendarmerie aboie, la caravane passe. A peine posté sur le trottoir, je reçois un bob Skoda, un dépliant de prévention contre l'alcool au volant et un exemplaire de l'Echo républicain daté du 14 juin. Chouette. Je vais peut-être avoir des stylos du Conseil Général ou des fraises tagada-tzointzoin. Mais non. Les sponsors non content de polluer l'espace sportif sont devenus radins.
Enfin, je retrouvais mes chers voisins, en place pour certains depuis une bonne demi-heure et je dois dire, même si nous nous fréquentons depuis quelques années, que je n'avais jamais eu l'occasion de voir un tel rassemblement. Plus fort que la fête des voisins. Marcel devisait sur les carences stratégiques de Raymond Domenech ; André Sanfrapé m'expliquait que son terrain trop marneux ne supportait pas la culture potagère ; Huguette Legranbois se désespérait de la fraîcheur ambiante... Après quasiment une heure de palabres décousues mais vivantes, un escadron de la gendarmerie ouvrait le passage à un groupe d'échappés roulant à vive allure. Le temps d'une photo, je me relève, voilà c'était fini. Non, pas tout à fait. Le peloton arrivait deux minutes plus tard à toute berzingue.
Diable, tout ce temps à patienter pour vivre une poignée de secondes le passage de coureurs pressés. Drôle de constat, où d'un côté l'attente génère du lien social et de l'autre, la vélocité rend inaccessible à tout contact. Ceux qui patientent et ceux qui agissent. La course cycliste, miroir à deux faces d'une société à deux vitesses.
08:52 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, sport, cyclisme, tour d'eure et loir
14.06.2008
Friday wear
Vous savez quoi? Il n'y a plus de saisons pour mardi gras. Et c'est très bien comme ça. On devrait même décréter un mardi gras par semaine pour changer du très convenu Friday wear. Le jean-basket-sweat au bureau est devenu d'un commun... Un groupe de joyeux lycéens avant- gardistes (de Notre-Dame, je crois) a ainsi lancé une tendance disco-funky-flower-pop pour marquer la fin des cours, le début des examens, bref pour signifier leur goût de la célébration.
06:49 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, lycée, jeunes, notre-dame
12.06.2008
Groovy Dreux
Tout ce qui vibre est populaire. Et ce n'est pas Claude François qui m'aurait contredit. Voyez le succès de la vibra-belt, produit phare du téléshopping pour transformer les petits bourrelets disgracieux en plaque de Galak ou l'incroyable phénomène des sex-toys, devenus l'indispensable compagnon des working girls branchées. L'être humain a ce besoin viscéral de sentir des petits zigouigouis un peu partout dans son corps, des orteils jusqu'aux oreilles.
Les drouais sont aussi des adeptes de mécanique ondulatoire. Ils aiment chahuter leur bassin au rythme des bongos et écouter les longues plaintes exténuées jaillissant de la queue d'un piano. Des gens comme les autres en sorte, même s'ils ne ressemblent à personne. L'ivresse des sens tombe cette année le 21 juin avec une fête de la musique à vous décoller de vos charentaises. Des dizaines de groupes, trois scènes (Grande rue, Place Metezeau, Place Mesirard), des commerçants mélomanes qui invitent des artistes à jouer dans leurs établissements, des rues investies de rock, de blues, de funk... Du jamais vu. L'an passé déjà, on sentait poindre comme un vent de douce effervescence, d'émancipation festive. L'intention était là, manquait juste la variété. Pour cette édition, toute une équipe s'est mobilisée pour ajuster les moindres détails de la soirée. Tchik-tchaka-boum, les cages à miel vont déguster.

Notez donc sur votre agenda : 21 juin, je fête la musique à Dreux.
23:51 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, fete de la musique, 21 juin, été, animation
10.06.2008
Proximum, pour les nuls
On ne parle que de ça depuis un mois avec la mise en place des nouveaux comités de quartiers. Proximum, l'une des fiertés de Gérard Hamel, le fer de lance de sa politique sociale. Mais qu'y-a-t-il derrière ce concept qui tend à "coller à la réalité du terrain"?

Proximum (néologisme - sans doute sorti du chapeau d'un directeur de marketing - contraction des termes "proximité" et "maximum"). Latin : Au plus proche.
Dispositif d'écoute et d'alerte sociale, destiné à améliorer le cadre de vie des drouais.
La proximité, ça veut dire quoi? Etre proche des gens, c'est savoir déceler leurs attentes, les besoins et cela suppose d'être réactif en cas d'urgence. Dans le cas drouais, la notion de proximité se définie également par une représentation du pouvoir local décentralisé, amenée au pied des immeubles, voire à la porte de l'habitant.
Mode d'emploi. Depuis un mois donc, des comités se constituent dans les 7 quartiers de la ville. Ils sont composés d'élus, de coordonnateurs, de membres cooptés résidant dans le quartier - généralement sympathisants de la majorité politique - et qui ont pour mission de recueillir les doléances des habitants, d'y donner suite et de faire remonter les informations au sommet de la pyramide hiérarchique.
Et concrètement ça donne quoi? Jusqu'à présent l'action des comités s'est portée sur des travaux d'aménagements publics (voirie, aires de jeux, parcs...). Des commentaires forcément élogieux de la part des élus en charge d'animer les différents secteurs. Des bilans éloquents avec moult réalisations urbanistiques. Des chiffres qui attestent la nécéssité d'un tel dispositif. Bref, Proximum, selon le discours officiel, ça marche.
Ca marche alors? On note quelques ratés tout de même. Les doléances sont-elles suivies d'effets? Les problèmes sont-ils résolus? Difficile concrètement de mesurer le taux de satisfaction des personnes. Et de détailler les actions individuelles qui découleraient de ces réclamations. Jusqu'à présent, les seuls résultats qui semblent avoir marqué les esprits concernent les scrutins électoraux. Quand l'année dernière, Ségolène Royale a atteint 91% sur les Oriels, ce fut le branle-bas de combat dans la maison Hamel. L'équipe du secteur fut aussitôt remplacée et tout le dispositif chamboulé par le jeu des vases communicants. Hasard ou coincidence? A l'époque, le maire de Dreux minimisait la relation de cause à effet. "Même si les résultats de la présidentielle nous ont interpellés, le remaniement n'est pas la conséquence directe des résultats". N'empêche, même si l'offensive anti-sarko reste à distinguer de l'action de Gérard Hamel, le camouflet a été percu comme un échec de la politique sociale sur le quartier.
Autre aspect sensible du dispositif : Dreux se retrouve "Balkanisé" en sept zones, 7 circonscriptions découpées selon un équilibre stratégique (les quartiers "à problèmes" rattachés à des zones plus "tranquilles") et historique. Ce morcellement fait tiquer les défenseurs d'une ville unie et rassemblée qui jugent préjudiciable la distinction sociale faite à travers l'appartenance à un quartier, à cette frontière "psychologique" dont certains peuvent se sentir exclus.
Je peux mettre mon grain de sable? Proximum n'est pas une idée nouvelle, c'est un concept amélioré, mieux vendu, au positionnement politique bien cadré. Dommage que ce dispositif n'agisse pas davantage en contre-poids, en garde-fou, mais là, on lorgne sans doute un peu trop sur la démocratie participative... Du coup, ces comités de quartier prennent des allures d'officines du pouvoir local. Des membres, des élus à l'écoute, disponibles, prêts à remplir leur role de vigie sociale, à trouver des solutions aux problèmes les plus inextricables. Bien. Mais, ils agissent aussi pour maîtriser l'espace urbain, assurer la représentation de la mairie. Soyons réaliste : on ne peut pas répondre au cas par cas, au risque d'entretenir le favoritisme. Ne soyons pas dupe non plus : il existe bel et bien une manoeuvre politique derrière ce dispositif, même si celui-ci remplit une mission originale.
Quel avenir pour Proximum? Gérard Hamel a changé la tonalité de son discours et l'oriente désormais vers l'individu. Sentiment renforcé depuis que le maire de Dreux, en visite dans les différents quartiers pour l'intronisation des nouveaux comités a évoqué à plusieurs reprises les termes de "veille sociale", "tendre la main à ceux qui souffrent", "politique de solidarité". En gros fini les travaux de voierie, maintenant on passe à l'humain.
Autant dire qu'il va y avoir du boulot. Et pas seulement parce que nous sommes drouais. Nous sommes touchés, comme les Vernolitains, les Gueugnonnais ou les Castelroussins aux difficultés conjoncturelles du moment. La démarche de Gérard Hamel est très altruiste ; mais il ne doit pas pour autant oublier l'intérêt collectif, ne pas favoriser l'individualisme au détriment de la communauté.
14:04 Publié dans Minus politicus | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, proximum, politique sociale, politique de proximité
07.06.2008
Victor Hugo, randonneur de l'amour
Si l'on prend le temps de flâner et de lever les yeux...

Et elle habitait où Madame Le Brun?
09:45 Publié dans La boîte à jeux | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, victor hugo



