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31.05.2008
Ambiance de la brousse
La jungle amazonienne en centre ville... Exotique, non?
Je m'avance un peu - les copains rattraperont ma bévue le cas échéant - mais je crois que l'ensemble est en l'état depuis 55 ans. On a parlé de réhabiliter les lieux en logements sociaux mais il semble que la végétation - luxuriante - ait encore tout le temps de s'épanouir.
08:30 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, centre ville, végétation luxuriante
29.05.2008
Un peu de bon sens
S'il n'y avait pas une intersection juste en face, on pourrait se demander ce que fait cette sucette géante contre un mur.
Peut-être à signifier aux automobilistes suicidaires de ne pas foncer dedans.
Entre-nous... ce sens interdit, destiné aux véhicules venant de la rue du grenier à sel a bel et bien une fonction pour réglementer la circulation. Mais vu d'ici, on ne sait toujours pas s'il est défendu de tourner à gauche ou à droite.
20:21 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, panneau, signalisation, rue d'orfeuil
26.05.2008
Communication breakdown
Physiquement, Dreux a changé. Pour preuve, les nombreux travaux de réhabilitation, les constructions de résidences, les aménagements dans certains quartiers... Bref, la ville, après ravalement de façade présente un nouveau visage. Mais qui peut le savoir à part nous, drouais, et quelques visiteurs bienveillants?
Pas grand monde. Et c'est normal puisque peu de choses ont été mises en oeuvre pour valoriser le cadre général au-delà de l'agglomération. On le sait, c'est un truisme, la promotion d'une ville passe par l'image. Et cette image est de plus en plus figurée par l'internet. Or, Dreux ne possède pas de site internet à la hauteur de son image. Celui de la CAdD, comme l'annonce la page d'accueil, est "en construction" et "à découvrir en 2007"!!! Rien pour la maison de l'emploi, de l'habitat, et toutes ces antennes-conseils pour le développement économique et social du drouais. Tout ce qui mériterait d'être exposé en vitrine à l'attention des futurs partenaires et investisseurs vivote quasiment clandestinement.
Dans ces conditions, comment savoir qu'il existe une contrée attractive, en pleine mutation, aux portes de la région parisienne? Ou sont passés les fins stratèges du marketing? Pourquoi ne peut-on pas se positionner dignement sur la toile? Comment ce malheureux blog, conçu un soir de révolte, se retrouve en 4e position d'un moteur de recherche en tapant "Dreux" en requête? Vous me direz que je suis un as du référencement mais il serait tout de même plus logique de retrouver l'ensemble des acteurs des collectivités locales, du commerce et de l'industrie devant moi, non? Et je ne parle même pas de la presse locale qui passe complètement à côté du sujet en tâtonnant autour de la bonne formule pour ne pas faire d'ombre à l'édition papier.
Dans ce concert en but mineur, la palme de la déception revient quand même à la mairie de Dreux qui a l'audace d'intituler son bulletin municipal "Dreux.com", client d'oeil sous-jacent vers les nouvelles technologie de l'information. Mais quand on arrive sur le site, la montagne a accouché d'une souris. Rien d'attractif. Pas de news, pas d'interactivité. Un simple annuaire. Un site comme on en faisait au siècle dernier.
Durant la campagne des municipales, je n'ai pas entendu un seul mot sur la politique numérique. Sur cette force que constitue l'échange, la connaissance par l'internet, il n'existe aucun projet à l'échelle locale. Proximum, renforcé par le web, ça aurait pourtant de la gueule. Jusqu'à présent, je ne vois que des actions individuelles d'expression citoyenne, nullement suscitée (ou alors bien indirectement) par la municipalité. Comment peut-on négliger un vecteur de communication si prépondérant à l'échelle collective dans une ville en quête de réseau social et de rassemblement? Je n'arrive pas à comprendre cette indifférence et le peu de moyens consacrés.
Enfin, il y a sans doute des choses plus importantes. Mais en matière de com', on ne pourra pas dire que Dreux est à l'avant-garde.
PS : La refonte du site de la mairie couterait aussi cher que cet olivier planté devant l'office de tourisme, rue des embûches.
21:02 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, communication, web, internet, information
23.05.2008
Agents d'ambiance
Thierry Roland avait l'habitude, du temps de ses vociférations footballistiques, d'employer une formule passée à la postérité pour désigner les duels un poil virils. Ca donnait : "Ah, ces deux-là ne passeront pas leurs vacances ensemble".
A partir de cet aphorisme, je me suis demandé quelle était l'ambiance au sein du conseil municipal. Quelles étaient les dissensions entre gens de même bord? Qui Gérard Hamel emmènerait-il sur son voilier de Quiberon? Renseignements pris (séances de CM, bruits de couloir, espionnage, filature, gorge profonde...) voilà, en exclusivité, les grandes tendances relationnelles :
Les culs et chemises
Les "je passerai pas mes vacances avec toi, même pas au club Med de Corfou, celui avec jacuzzi, open bar et atelier Macarena"
Les chouchous de Gégé
La mal-aimée
Le meilleur espoir féminin
09:56 Publié dans Minus politicus | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, conseil municipal
21.05.2008
Une rue pour Jean Lelièvre
L'information est encore officieuse mais d'ici quelques semaines, une rue de Dreux devrait porter le nom de Jean Lelièvre.
La disparition de l'ancien conservateur du musée Dessal, en mars dernier, en pleine campagne électorale, n'avait pas suscité, semble-t-il, d'hommage à la hauteur de sa réputation. L'impair est sur le point d'être réparé puisque le conseil municipal aurait convenu de baptiser une rue à la mémoire de l'illustre historien local. Il s'agirait d'un passage reliant la rue des embûches à la place de la bonde, nouvellement apparu du fait de la construction de l'îlot Violette. Un prochain tour de table devrait entériner le projet.
08:31 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, musée, jean lelièvre, conservateur, rue
19.05.2008
Mai 68 à Dreux (3 et fin)
20 mai. Pendant près de deux semaines, le mouvement s'étend à toutes les usines de la région. Les mêmes mots d'ordre sont lancés par les syndicats à destination des travailleurs : grève illimitée et occupation des locaux. L'appel est entendu et appliqué à la lettre chez Potez, Floquet Monopole, Comasec, Leo, Cometo, Perigodet. Le service public est également touché. La moitié des employés communaux débrayent, les crêches, les écoles et la sécurité sociale sont fermées. La régie EDF-GDF assure tout de même un service de distribution de gaz et d'électricité et le personnel hospitalier, bien que solidaire du mouvement, ne "s'adjuge pas le droit d'abandonner les malades".
C'est le grand rush dans les commerces d'alimentation : les drouais s'approvisionnent massivement en sucre et en huile. Certains vont même jusqu'à stocker de l'essence dans leur maison. On recommande à la population de détruire ses ordures ménagères pour pallier à la défection des services de nettoiement. L'Action Républicaine sort une édition spéciale d'une page, où il fait état de la situation générale et livre les recommandations de bon usage pour rassurer la population.
Les manifestations se poursuivent, dans le plus grand calme, rassemblant une portion congrue d'ouvriers et d'étudiants, la plupart étant retenus à occuper leurs locaux. Dans les usines, des négociations sont entamées sur les salaires et les conditions de travail. Ces mouvements réveillent aussi quelques antagonismes entre générations. Un jeune drouais est ainsi victime d'une agression au seul motif qu'il a les cheveux longs et qu'il ressemble fortement à l'un de ces étudiants grévistes.
Peu à peu le mouvement se délite, les entreprises redémarrent, les écoles rouvrent, l'activité reprend. La ménagère, elle, se félicite de retrouver un peu de liquidité pour effacer l'ardoise de l'épicier. Au final, Dreux n'a pas monté ses barricades, ne s'est pas heurtée aux CRS mais a participé, à sa manière, à cette vague contestataire.
10:29 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, histoire, mai 68
17.05.2008
Statue sociale
10:51 Publié dans La boîte à jeux | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, sculpture, alfred janniot, patrimoine
15.05.2008
En grève
Les syndicats ont décrété Dreux, ville morte, pour aujourd'hui.
En cause, les nombreux licenciements qui frappent actuellement le secteur industriel.
Les commerçants sont invités a baissé leurs stores en signe de solidarité.
Le cortège des manifestants part à 10H30 de l'Odyssée.
La longue marche funèbre passera par la rue de Billy, les Chatelets et reviendra en centre ville, via la rue St Jean.
08:06 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, grève, licenciement, emploi
12.05.2008
Mai 68 à Dreux (2)
Lundi 13 mai 1968. A la demande des organisations syndicales, une grève paralyse le secteur industriel drouais. Solidaires des mouvements parisiens, près d'un millier de manifestants descendent dans la rue réclamant le plein-emploi pour les jeunes et une réforme de l'université. Maurice Ravanne, représentant la FEN, prononce un discours en Grande rue, au pied du beffroi devant un parterre de manifestants. Extraits :
"Il nous faut saluer la fermeté, la magnifique résolution de tous les étudiants et de leurs professeurs, l'unanimité des travailleurs tous groupés, dont l'indignation, dont la colère ont fait reculer un pouvoir qui n'aime point cependant la marche arrière lorsqu'il s'agit de brimer le peuple au mépris des droits élémentaires. Oui les étudiants de France se sont fâchés et ils ont eu raison de le faire. C'est une vague de fond qui déferle depuis Varsovie, depuis Rome, depuis Madrid et Berlin. Ils se sont fâchés parce qu'ils sont les premiers à sentir que, si l'on n'y prend garde notre société court à l'abîme et nous sommes tous concernés par leur colère. Et devant cette colère, le pouvoir, qui prétend à toute occasion cependant sacrifier le présent à l'avenir, ce pouvoir qui nous prmet au nom des sacrifices qu'il exige de nous, un avenir jonché de pétales de roses, ce pouvoir (...) n'a pas trouvé d'autre arme que la violence.
(...) Les étudiants n'entendent pas être coupés du reste de la cité. Ils veulent vivre au rythme de ce monde qui sera le leur demain, de sentir les problèmes, en vivre les angoisses. Ils voient les technocrates s'emparer des commandes. Ils sentent que la technocratie ne peut offrir le bonheur à la jeunese et nous les approuvons. Ils voient notre société tomber dans le piège capitaliste de la consommation. ils proclament bien haut que le bonheur ne consiste pas à consommer mais à vivre, et nous les approuvons
(...) L'avenir est bel et bien bouché pour la plupart des étudiants et des jeunes et cela résulte d'un choix politique délibéré qui met l'économie française au service d'un petit nombre de trusts, alors qu'elle devrait être au service de tous".
Pendant ce temps, les majorettes de Senonches remportent un vif succès et le bal champêtre siffle ses premières notes. La quinzaine commerciale touche à sa fin. Demain, la grogne sociale qui se généralise dans l'hexagone va se répandre sur Dreux.
(A suivre)
08:43 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, histoire, mai 1968
10.05.2008
Bal masqué (3)
09:31 Publié dans La boîte à jeux | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, jeux, personnalités, politique, 60's













