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23 avril 2008

La gueule (drouaise) de l'emploi

 

 

Dreux va mal et ça ne date pas d'hier. De 1965 pour être précis. Les syndicats faisaient alors front commun face aux licenciements et aux fermetures d'entreprises du secteur industriel. C'était le temps des premiers soubresauts des trente glorieuses, des appels à manifester, de l'intersyndicale. Quarante-trois ans plus tard, le mode opératoire n'a guère varié et l'industrie demeure toute aussi dépendante des aléas conjoncturels. La différence se situe plutôt au niveau de la ligne d'horizon des salariés. Quel avenir professionnel peut-on envisager à Dreux quand on a passé 25 ans à bosser en usine? Dans les années 60, on pouvait encore répondre concrètement à cette problématique. Aujourd'hui, à l'époque de la désindustrialisation, on se jette, désespéré, dans une bataille à laquelle on ne croit plus. Même les syndicats ont baissé pavillon, plus affairé à négocier les primes de licenciements que de préserver l'emploi. L'unité syndicale a volé en éclat si j'en crois le responsable de la section CGT de Philips EGT, Manu Georget, dont l'appel à manifester contre le plan social de l'usine des Châtelet est resté sans écho. "J'ai contacté les unions départementales et locales de la CGT, qui m'ont au mieux dédaigné, au pire envoyé promener, et les autres syndicats nous ont adressé une fin de non recevoir" (La Rep, 21/04).

Juste un rappel : Philips EGT purge à nouveau ses effectifs. Après 283 licenciements en 2003 , 279 salariés sont aujourd'hui sur la sellette. Inutile de préciser qu'après l'hécatombe LG Philips, le dégraissage en cours chez Klarius, les sous-traitants s'apprêtent à vivre des lendemains douloureux.

En 1965, peu de temps après ces appels à manifestation, un vaste plan était mis en oeuvre pour redynamiser l'industrie. Aujourd'hui, on nous suggère gentiment d'aller trouver du boulot ailleurs ou bien de nous adapter aux mutations économiques en changeant de métier.

Alors, l'avenir de l'emploi à Dreux? La mobilité.

 

Commentaires

Je comprends tout, maintenant !

Écrit par : Ellie | 24 avril 2008

Excellente analyse. La preuve dans l'Echo de ce matin, c'est Peugeot Poissy qui vient faire ses emplettes à Dreux. Avec à la clé près de 800 emplois à créer. Il faut songer à monter une boîte de transports pour nos Drouais qui iront bosser tous les jours aller et retour à Poissy.

Écrit par : zizou | 05 mai 2008

a dreux , et bien n a plud beaucoup d industrie mais y a des magasins a la pelle , et sa y vas
toutes les usines comme potez comasec renault floquet verboum
clarius dana et j en passe des dezaines, sont tous fermé , des batiments en ruines pour certain , des milliers de mcarré a louier

Écrit par : okapi | 04 octobre 2008

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