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28.12.2007
La durocasserie de l'année
Chaque année, entre dinde et cotillons, nous avons droit aux traditionnels bilans, rétrospectives ou récompenses de saison. Hé bien, Clochemerle-les-Dreux n'échappe pas à la règle et y va de sa distinction en décernant un prix pour l'évènement drouais le plus insolite, le plus singulier, le plus incongru... Bref, le plus "clochemerlesque".
Huit d'entre eux ont donc été sélectionnés et c'est vous, chers lecteurs, qui désignerez grâce à vos votes, la durocasserie de l'année. Voici la liste des nominés :
- La piscine municipale devenue mare aux canards
- La permanence de l'UMP, situé au Porte-bonheur, rue des embûches
- Les camions bloqués au Gué aux ânes
- La polémique au sujet de la couleur des volets d'une maison rue Parisis
- Les règlements de compte à OK Dreux entre Gérard Hamel et Jean-Pierre Gaboriau
- Les malheurs du Beffroi, réserve d'armes et théâtre de nouveaux travaux
- L'installation pressante de toilettes publiques au parking Métezeau
- Le parking à vélos, sans vélos
Avant d'ouvrir le concours, je tiens à remercier mon ami Pierlouim qui me laisse gentiment emprunter la terminologie "durocasserie". J'aimerais également rendre hommage aux fins limiers de la presse locale qui flairent parfois les bons scoops et sans qui certaines de mes notes n'existeraient pas.
Voilà. Vous avez jusqu'au 15 janvier pour voter. Le palmarès sera rendu public quelques jours après.
| Elisez la durocasserie de l'année parmi les nominés suivants : |
Règlement
Art.1 : Le vote se déroule du 28 décembre 2007 au 15 janvier 2008 inclus
Art.2 : Chaque votant ne peut exprimer qu'un seul suffrage
Art.3 : La sélection prend en compte tous les évènements s'étant produits entre le 1er décembre 2006 et le 30 novembre 2007
Art.4 : L'évènement ayant remporté le plus de suffrage à l'issue du concours sera déclaré "Durocasserie de l'année". En cas d'égalité, le prix sera pourfendu et partagé.
Art.5 : "La durocasserie de l'année" est un titre honorifique sans trophée, ni couronne, ni gains pour le vainqueur.
Art.6 : Clochemerle-les-Dreux n'est nullement responsable de la vindicte et de l'opprobre occasionnés pour le vainqueur de la "Durocasserie de l'année".
08:20 Publié dans La boîte à jeux | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, eure et loir, palmares, durocasserie, blog, clochemerle
26.12.2007
Zéro de conduite
On le sait depuis quelques décennies maintenant, conduire dans Dreux relève de l'exercice de style. Dans le texte, ça peut donner : "Avance, hé, banane", "T'astiques ton manche ou quoi?", "Embraye, ça fume"... Et les récents travaux entrepris ne vont pas édulcorer l'humeur des automobilistes drouais. Entre déviations, rues barrées, chaussées défoncées, accès modifiés, travaux en plan sur la RN12 ... difficile de trouver son orient. Et je ne parle pas des livreurs obligés d'effectuer des créneaux millimétrés pour se garer ou des chauffeurs de cars scolaires éraflant sur leur passage la carosserie de quelques véhicules pourtant bien stationnés.
L'affaire n'est cependant pas récente. On se souvient du dernier grand tollé en date, à l'orée des années 80 quand Françoise Gaspard décidait, contre l'avis de nombreux commerçants et riverains, de modifier le plan de circulation en ville. Il était pourtant nécessaire de décongestionner l'hyper centre, théâtre d'un trafic de plus en plus dense dans une configuration routière devenue inadaptée. La levée de boucliers retombée, Madame le Maire mettait à exécution son plan II en rendant la Grande rue piétonne. Jacques Lemare, président de l'union des commerçants, jamais en retard d'un tacle verbal, fustigea cette décision en précisant que "le commerce n'avait jamais vécu une période aussi destructive".
Aujourd'hui, on peut encore se demander s'il est bien raisonnable de conduire en centre ville. Pris dans les entrailles du plan de circulation, l'automobiliste lambda se retrouve embarqué dans un véritable chemin de croix à sens unique. Certaines rues, elles, ne supportent plus le poids du transport. On nous annonce des rénovations prochaines, des accès améliorés en centre ville (avenue du Général Leclerc et rue St Thibault) avec la délicate mission de contenter à la fois les riverains et les automobilistes. Ménager la chèvre et le chou. Le conducteur et le piéton.
Le problème ne date donc pas d'hier. Mais la tornade d'aménagements et de constructions n'arrangent guère nos petits tracas d'automobilistes. Et si finalement la solution venait du vélib'? Y a même un parking spécialement conçu pour les deux roues qui ne sert à rien, qui est constamment vide... et tout proche du parking de l'Odyssée. Allez, allez un peu de bon de sens chers élus. Le bicloune en ville c'est super hype, bon pour la planète et ça galbe le mollet. Et de surcroît, ça rend aimable.
18:56 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, eure et loir, circulation, centre ville
24.12.2007
Conte de Noël
"Il était une fois un trésor magique que gardait l'Homme-blanc dans les souterrains du château de la Robertière, situé en lisière de la forêt de Dreux. Cette forteresse avait été bâtie sur les fondements d'un temple druidique. Elle est aujourd'hui en ruine, mais ses caves souterraines n'ont point été endommagées par le temps. Leur étendue est telle que, parmi les personnes qui y sont descendues, aucune n'a pu en trouver le bout. Au fond de l'une de ces caves se trouve un caveau fermé de portes de fer, renfermant le trésor immense dont l'homme blanc est le gardien vigilant.
L'Homme-blanc est un resplendissant fantôme qui fait ses apparitions aux plus beaux anniversaires de l'année : aux fêtes de la vierge, surtout à celles de la conception et de la Nativité. Tantôt il plane sur les ruines du château, tantôt il se repose sous les arbres séculaires de la forêt ou sur trois énormes pierres brutes gisant à travers une avenue qu'on appelle Chemin de la Pierre-Levée. Quelquefois l'Homme-blanc se transforme en dragon volant ou en globe lumineux, emblêmes de la divinité chez les Celtes. Lorsqu'il se montre sous une forme humaine, sa taille est de six à huit pieds. Il est vêtu d'une robe blanche, sa tête est aussi couverte d'un voile blanc où, quand elle est nue, sa longue chevelure, d'un blond or, flotte sur ses épaules et une couronne de feuillage ceint son front. Au lieu d'une robe, il revêt quelque fois une peau de mouton d'une laine épaisse et très blanche. Sa main est armée d'un long bâton en signe d'autorité. L'Homme-blanc est paisible et inoffensif. Jamais son courroux ne s'allume que pour ceux qui attentent à son trésor. Gardien implacable, il est cependant, dans l'année, une heure d'exception où il doit abdiquer ses droits. Le jour de Noël, pendant la messe de minuit, tous les trésors sont affranchis de leurs gardiens ; le caveau de fer voit s'ouvrir ses portes formidables ; chacun peut entrer et puiser à son aise. Malheur toutefois à ceux qu'un désir avide retiendrait trop longtemps en ces lieux! Aux dernières paroles du service divin, les portes du caveau se referment subitement sans laisser passage à un gémissement, à un soupir. La terreur qu'inspire l'éventualité d'une pareille catastrophe n'a pas contribué à conserver la tradition des trésors du caveau souterrain : par prudence, il vaut mieux croire que d'aller y voir".
D'après Charles Le Menestrel, Notice historique sur Fermaincourt et le château de la Robertière.
07:45 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, eure et loir, chateau robertierre, légende, homme-blanc
21.12.2007
Marché de Noël
08:00 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, eure et loir, marché, ambiance, son
19.12.2007
Reflet dans un oeil d'or
C'était un temps à ne pas mettre un boeuf dehors. D'ailleurs, il faisait si froid qu'on soufflait l'air comme des taureaux. Emmitouflé dans son paletot de laine, Marcel Taupin laissait dépasser un bout de nez rouge et perlé de sa grosse cagoule marron. Transi mais contemplatif, absorbé par les installations de son voisin et ami André Sanfrapé qui s'échinait à fixer sa grosse guirlande lumineuse en tube sur la corniche de son pavillon. Autour d'eux, la scène révélait deux rennes verts, un père Noël grimpant, des stalactites bleu fluo. "Voila, il me reste juste à mettre le sapin devant la fenêtre et là, je te dis que le concours, j'vais pt'ête bien le gagner". Marcel était d'accord : André avait l'une des maisons les plus savamment décoré du quartier. Et rares étaient celles sans habit de lumière à la cité des grands clos. Mais il ignorait que le concours auquel il prétendait prendre part n'était réservé qu'aux habitants du centre ville. L'initiative partait d'un bon principe mais s'avérait , hélas, sélective. "Attention je mets le jus..."
L'oeil de Marcel scintillait de mille feux. Des verts, des rouges, des bleus, des jaunes. Aussi réconfortants qu'un phare dans la nuit. Aussi chaleureux que le foyer de Charles Ingalls. L'air glacial fut un instant déchiré par un souffle chaud au parfum de cannelle. L'émoi gagna les deux amis qui restèrent pantois plusieurs minutes. L'esprit de Noël venait de souffler dans leur direction.
19:55 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, eure et loir, Noël, illuminations, décoration, habitation
17.12.2007
Spéculons sur la future liste de Gérard Hamel
Oui spéculons, parce que pour le moment, notre "Gégé" local reste évasif sur ses ambitions municipales. Pendant que ses rivaux sont déjà en ordre de bataille, lui travaille, visite les quartiers, débat, serre des pognes... Les élections municipales? C'est tout juste s'il y pense. Mais que ses fidèles partisans se rassurent : il devrait, dans les prochains jours, rendre officielle sa candidature.
En route pour une nouvelle campagne. Oui mais... avec qui?
Cèdera-t-il à la stratégie sarkozienne en proposant une liste d'ouverture? Reconduira-t-il les sempiternels élus de droite, vissés à leur siège pour certains depuis 25 ans? Ou bien intronisera-t-il quelques jeunes pousses déjà bien en vue dans le paysage local?
L'avertissement des derniers scrutins électoraux a-t-il été ressenti à sa juste mesure par le député-maire?
On se souvient des remaniements opérés cet été aux Oriels pour donner bonne contenance à une majorité locale, largement désavouée dans certains quartiers de la ville. Mais on ne soigne pas les hémorragies avec un pansement. Le bon sens d'un maire réceptif aux signaux de ses administrés conduirait à proposer une liste d'ouverture avec un renouvellement notable de ses colistiers.
Dans cette hypothèse, il ne serait pas surprenant de retrouver du sang neuf sur la liste de la majorité sortante. Et puis, je sens bien Miled Zrida, écarté des primaires socialistes, obtenir quelque chose...
19:10 Publié dans Minus politicus | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, eure et loir, élections municipales, 2008, candidature, liste
16.12.2007
Flamboyant carnaval
Il régnait en ce samedi une effervescence, une agitation inhabituelle, comme si un évènement spécial se profilait. Marcel Taupin ressentait physiquement les choses comme une tension naissante, le coeur serré, les jambes flageolantes, l'esprit tout tourné vers le clou des festivités drouaises de fin d'année. Les Flambarts. Le grand carnaval inspiré des traditions druidiques (voir plus bas pour le rappel historique).
Le tumulte de la sarabande brisait un instant le silence des samedis calmes. Dreux réveillée par des hordes de joyeux drilles franchement bruyants, mazette, c'est quelque chose. On se sentirait presque rejeunir. Fête à tous les étages, donc, des petits aux grands. Même certaines personnalités locales participaient à la mascarade en endossant des costumes inspirés d'"Orange mécanique" ou en portant des masques vénitiens.
Vous les avez reconnu? Moi aussi. Enfin passons. Juste un rappel, ce week-end, vous donnait tous les droits pour faire la fête, "de vous amuser comme des fous" comme le stipule l'ordonnance édictée par la communauté de l'agglomération drouaise. Attention, roulement de tambour pour l'ouverture des réjouissances...
Seulement, la règle n'est pas forcément l'usage et à l'issue des bonnes paroles proclamées, chacun est rentré dans sa tanière. Les bars se sont sont peu à peu vidés et bien avant 20 heures, la seule animation encore visible venait de la patinoire installée en Grande rue. Les flambarts n'étaient qu'un feu de paille et les bonnes résolutions de l'ordonnance n'avaient, hélas, pas été suivies à la lettre.
Déçu, par un tel manque de conscience festive, Marcel rentra chez lui, comme un amoureux éconduit. La grande parade débutait le lendemain avec l'Aguilneuf et le lancer des boules de coco depuis le Beffroi, mais cette interruption brutale des festivités avait quelque peu douché son enthousiasme. Pourtant, secrètement, et au fond de lui, il estimait avoir vécu quelques instants de pur bonheur.
Petit rappel historique à l'attention des non-initiés... Un flambart est un brin de chêne sans écorce et de la longueur de 5 à 6 pieds. Les druides s'en servaient pour honorer la naissance du Christ en organisant de longues processions. Quelques jours avant la cérémonie, on le faisait sécher au four et on le fendait par éclats depuis le haut jusqu'à la moitié pour le rendre plus combustible.
C'était la marque de joie et de respect de ces temps-là. La cérémonie des Flambarts subsista jusqu'en 1789. Elle reste gravée sur la cloche de l'Hôtel de ville de Dreux : on y voit 74 figures d'hommes et de femmes marchant deux à deux et portant des flambarts allumés. (D'après Charles Lemenestrel).
22:05 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Dreux, 28, eure et loir, carnaval, Flambarts, fête
15.12.2007
Au théâtre ce soir
Dans la série "Stars du petit écran résidant à Dreux", intéressons-nous aujourd'hui à la comédienne Muriel Montossey, qui fut au cours des années 80-90, et sous la houlette de l'inénarrable Guy Lux, l'une des figures du divertissement franchouillard et désinhibé. Façon banquet de Ste Barbe ou soirée choucroute de comité des fêtes.
Mais avant d'opérer sous la direction artistique du producteur d'une "Classe" désopilante, la jeune artiste aborde sa carrière par le cinéma. Entre 1976 et 1988, elle navigue - souvent en eaux troubles - entre la gaudriole ("Belles, blondes et bronzées", "Mes réformés se portent bien", "les givrés"...) et les fantasmes fantastico-erotico-mystiques de Jesus Franco (alias Jess Franco, Pablo Villa, Adolf M. Frank...), prolifique réalisateur de films à très petit budget ("Une fille pour les cannibales", "Sale jeu à Casablanca", "Deux espionnes avec un slip à fleurs"...). Contrepoint à sa filmographie, ses apparitions dans quelques films plus "respectables" ("Coup de tête", "Quartet", "Radio corbeau" ) restent toutefois sporadiques. C'est en fait la télévision qui l'extirpe de son relatif anonymat.
A la fin des années 80, l'émission "la Classe", consacre les nouveaux talents du café-théâtre. Chaque soir, au milieu de ses complices Bézu, Blaise et Pompon, elle récite, dans un mélange de sensualité et de candeur, ses fables libertines. Le succès est au rendez-vous ; elle enregistre trois 45 tours, se donne en spectacle au point virgule avec "Show partout", enchaîne les pièces de boulevard et s'offre des partenaires aussi prestigieux que Bernard Menez ou Michel Roux.
La suite s'écrit à Dreux. Pourquoi? Comment? L'appel du grand air sûrement. L'ancienne pensionnaire du cours Florent quitte ses apparats de vamp ingénue pour devenir une drouaise tout ce qu'il y a de plus impliquée dans la vie culturelle locale. Sensiblisant les écoliers au théâtre, puis participant aux dernières fêtes des vendanges. La voilà maintenant auteur et à l'affiche d'un thriller, "Alice rentre au pays", présenté ce soir, au Cercle Laïque. C'est à partir de 20H30 et c'est 12 euros.
PS : J'ai un doute sur le nom de Muriel. Montossey ou Montossé? Les aficionados sont bien entendu invités à me communiquer la bonne orthographe.
10:10 Publié dans People of Dreux | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, eure et loir, muriel montossey, théâtre, film
12.12.2007
Du leurre dans les épinards
En panne d'idées pour vos cadeaux de Noël? Joignez l'utile à l'agréable en offrant le "sanglier courant", programme d'entraînement sur cible mobile, disponible chez un célèbre armurier de la Grande rue. Comme l'indique la réclame affichée en vitrine, le sanglier est "motorisé et télécommandé. Situations réelles de chasse. Sur rendez-vous, la série avec cartouches : 115 euros".
Petite précision : le leurre n'est pas comestible. Pour un véritable cuissot de sanglier, adressez-vous à votre boucher.
23:18 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, eure et loir, armurie, chasse, sanglier
10.12.2007
L'ovin fuyard
L'approche de l'Aïd-el-Kebir aurait-elle motivée l'escapade de cet aimable quadripède? Le mystère reste entier.
La scène s'est déroulée dimanche, rue St Thibault, sous les yeux de Fred qui nous envoie gentiment cette photo insolite. L'intrépide mouton, délaissant momentanément ses verts pâturages pour l'apreté de l'asphalte, s'est ensuite dirigé vers le Lycée Rotrou. Depuis, plus de nouvelles. Quiconque aura reconnu l'animal égaré est prié d'en informer le comité des fêtes de la ville. Méchoui offert pour tout renseignement. Pas sérieux s'abstenir.
20:23 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dreux, 28, insolite, mouton, Aid el kebir, eure et loir















