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07 janvier 2008

Heureux comme un commerçant ...

1db540bb58cb28eb9cfdec8e1d93ea34.jpg... après les fêtes. Hé oui, chaque année c'est la même rengaine du côté du centre ville. On sort la calculette, on se gratte la tête, on recompte, on soupire et total, un bilan mi-figue, mi-raisin. Les causes, elles, sont diffuses, souvent conjoncturelles, parfois légitimes. On vise l'Etat, trop ponctionneur, le consommateur, pas assez frivole, le temps trop froid, trop chaud, trop tiède, la télé qui empêche le client de baguenauder... Alors que faut-il pour donner la banane aux commerçants? Du chiffre, bien évidemment. Mais avec quels biscuits? De belles vitrines? De jolies mines avenantes? Des articles chics et pas chers?

Dressons d'abord un état des lieux de l'activité. Dreux, ressemble à s'y méprendre à toute ces villes moyennes de province. Mêmes franchisés dans la rue principale, abandon des commerces traditionnels, développement fulgurant  des points de restauration rapide, mêmes aménagements urbains... L'absence de caractère atypique est avéré, passons donc à l'implantation commerciale.

Tout se concentre aujourd'hui dans la Grande rue et ses rues adjacentes. Au delà, on assiste à un véritable phénomène de désertification avec des boutiques isolées subsistant tant bien que mal. L'ensemble renvoie l'image d'un centre ville recroquevillé, en situation de résistance. Peu diversifié également avec la surinflation de magasins de fringues, de sandwicheries-kebabs, de salons de coiffure et les quasi absences de charcuteries, poissonneries ou merceries.

D'ou vient le problème alors? Des prix, du service, du faible dynamisme commercial?  On peut toujours accuser les Coralines de manger le pain du petit épicier, de larges efforts municipaux ont tout de même été réalisés pour l'attractivité des boutiques du centre ville. Les commerçants drouais sont connus pour avoir la gueulante facile mais ont-ils déjà fait leur auto-critique? Pas si sûr...

PS : qu'en pense Jacques Lemare qui fut un vigoureux président de l'union des commerçants drouais au début des années 80 et l'une des chevilles ouvrières des Coralines, le grand centre commercial du plateau Nord? 

Commentaires

Et encore, vous avez de la chance, ârait que les centre-villes sont intoxiqués par les banques et les lunetiers...
ils sont fous... euh qui déjà ah oui ils sont fous afflelou...

Écrit par : Philippe | 08 janvier 2008

C'est vrai, Philippe. A Châteauroux, les vendeurs de lunettes sont légion faudrait être mirauds pour ne pas les voir ^^

Très bel article, Jack, bien écrit et percutant. A bas les franchisés tous pourris, mais comme tout y est moche et qu'il n'y a plus que ça, on fera des économies !

Écrit par : Ellie | 08 janvier 2008

Jack, je répond à ta question posée sur mon blog.

Cette féve "Eurélienne" montrant la chapelle royale, malgré ma mémoire défaillante , ne peut que provenir (probablement) que de chez Leloup, ceci vers 1995.

Ou alors du patissier rue Illier (qui a laissé place depuis à un mag de fringues) Letellier.(je ne pas sur du nom, la mémoire des noms.commence à me faire défaut..).

Écrit par : pierlouim | 09 janvier 2008

Je confirme, il s'agit bien de Letellier qui se trouvait quasiment en face de Leloup. C'était à l'époque, disons le franchement, les meilleures patissiers de Dreux.
J'avais une préférence pour Leloup mais j'aimais bien le salon de thé de Letellier qui offrait une vue sur la grande rue et la rue d'Illiers.

Écrit par : Jack | 09 janvier 2008

Cher Jack, Jacques Lemare a été un président de feu l'UCIA très corrosif mais il avait en face de lui un premier magistrat de la ville qu'il exécrait: Françoise Gaspard. Son action n'avait rien de commerciale mais surtout politique et il n'avait pas besoin d'être motivé par ses adhérents... Elle lui a bien servi de tremplin aujourd'hui. Les commerçants ne le connaissent même pas en 2008.

Écrit par : zizou | 09 janvier 2008

Drouaise de centre ville depuis 91 ....je n'achète rien à Dreux à part ce que je mets dans mon assiette et encore ......le pain vient de Versailles où je travaille car à l'arrivée du train c'est déjà le couvre feu ! Je pense que les commerçants drouais n'ont pas bien compris que plus de 50% des gens qui travaillent et qui sont de ce fait des clients potentiels ,vont en région parisienne gagner leur vie ... Dreux et le boulot ????? à 19 heures ...rideau de fer tombé ! Et si par hasard vous arrivez à 18h50 pour acheter deux rondelles de saucisson , la mine peu engageante de la patronne vous fait comprendre que vous dérangez .... la prochaine fois j'irai chez le charcutier de Versailles .
Coté fringues ... la cata : quelques boutiques confidentielles chic pour bourgeoises ou femmes de notables où je m'arrête au plaisir des yeux ... même en solde ma carte bleue ne démarre pas au préchauffage !De plus l'accueil n'y est pas d'un grande chaleur si l'on ne vient qu'y flâner !
Et un tas d'enseignes qui regorgent de "chinoiseries " qui ne sont pas portables au dessus du 36 ( attention aux coutures qui fondent au premier lavage !) .
Coté produits culturels ....le grand désert : sorti des best seller de base .... faut commander et attendre 15 jours ! Pour les disques : rien ! Et quand comme moi vous faites : de la couture ,de la broderie ,de la peinture ( pas celle en bâtiment !) ...rien de rien !
Par contre je trouve de belles lunettes et de bons coiffeurs : une enseigne touche l'autre !
Décidément le commerce drouais est hors du temps , inadapté et c'est ce n'est pas du totalement aux hypermarchés implantés à la périphérie . Tant que les commerçants n'auront pas compris que les drouais ne sont plus ceux d'il y a 20 ans , leur chiffre d'affaire sera toujours morose !

Écrit par : marie | 06 février 2008

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