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28 août 2007

Nationale 12

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Un champ de fleurs au pied des immeubles... Ca vous épate, hein? Alors ça va peut être vous en boucher un coin d'apprendre que Nationale 12 est devenu en quelques semaines le tube de l'été.
 
De toutes les routes de France et d'Europe
Celle que j'préfère est celle qui conduit 
En auto ou en auto-stop
Vers les abords de St Remy
 
D'un côté, vous avez Dreux-plage, à hauteur de l'ancienne radiotechnique, vaste étendue de sable larguée de manière impromptue par les bonshommes des travaux publics chargés de remettre en état la bretelle d'accès tant désirée depuis ... hou lala, 4 ans?
De l'autre, la vision d'un trajet bucolique avec ses jardins fleuris, ses belles des champs qui cueillent à tout rompre cosmos, soucis, centaurées et autres zinnias. On est bien Nationale 12, surtout quand il s'agit de quitter Paris.

22 août 2007

Sur le pavé, l'hommage

A moins d'habiter dans la rue éponyme ou d'être un historien local chevronné, il y a peu de chances que vous connaissiez Sam Isaacs. 472d481da2a646582a683c99e7cac456.jpgOu alors, je sous-estime votre culture générale. Sam Isaacs donc, est un héro. Chaque année, le 16 août, la municipalité lui rend hommage en déposant au pied de sa plaque commémorative - c'est à dire sur la chaussée - les égards qui lui sont dus. Un geste qui semble quelque peu négligé au regard de ce que fut l'homme, jeune lieutenant dirigeant hardiment sa division de blindés, boutant l'occupant allemand hors des terres drouaises, un beau jour d'été 1944. On regrette aujourd'hui la désuétude de la scène, confinée à l'anonymat et éclaboussée par des automobilistes malveillants.

Heureusement, nous apprenons grâce à une page dédiée à sa mémoire, que notre libérateur américain a accompli plusieurs actes de bravoure et qu'il fut également blessé à la fin de la seconde guerre mondiale. Tâchons maintenant de trouver un petit autel pour installer ce bouquet de fleur bien mal assis à même le bitume.

15 août 2007

L'ombre de Gadjo

Je rentre et les nouvelles sont moches. Marcel Bourcier n'est plus. Il faudra faire sans cette silhouette dégingandée qui fut, ces dernières années, omniprésente dans le paysage local. Pas un jour sans la croiser devant la poste, place des fusillés ou au détour d'une rue du centre ville. C'était souvent le premier levé, le cheveu épais, coiffé en arrière, le veston fermé, feu au plancher, le pas alourdi par les Caterpillar. Gadjo - son surnom après un temps passé chez les forains -  était devenu en quelques années, le plus sympathique des marginaux drouais, la gueule du coin la plus reconnue. Les sales gamins qui l'asticotaient doivent aujourd'hui se sentir orphelins. Sa mort n'a pas été douloureuse, juste anonyme sur le coup. Et puis en quelques heures, avec la rumeur, la ville s'est réveillée avec la gueule de bois, réalisant tout juste qu'une de ses mascottes venait de disparaître, sans avoir pu trinquer une dernière fois avec elle.

Une messe en sa mémoire à l'église Saint-Pierre. Plus de 100 personnes - dont certaines personnalités politiques - à son enterrement. Des obsèques prises en charges par la collectivité. Il ne manque plus qu'une statue, à l'endroit où le Marcel posait habituellement son séant en cours de journée, savourant une 8.6 enveloppée dans un sac en plastique. Aujourd'hui, devant le monument aux morts, une ombre plane.

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