« 2007-05 | Page d'accueil
| 2007-07 »
27.06.2007
Libé nous remet une louche de FN
Ca faisait longtemps que la presse nationale ne s'était pas intéressée à Dreux pour son passé frontiste. Allez à peine quelques mois. Dans le jargon journaleux on appelle ça un marronnier, un sujet qui revient de façon cyclique. Dreux a ainsi son bout de gras médiatique au rythme des élections. On en reparlera à coup sûr l'année prochaine lors des municipales.Pour cette saison, c'est Libé qui s'est collé à la tâche. Libé a toujours aimé venir à Dreux. Sorj Chalandon et Vanessa Schneider y avaient traîné leurs guêtres en 1995 et 1996 pour y tenir un carnet quotidien entre deux tours de scrutin. Cette fois, l'insigne honneur de fouler la Grande rue et les Oriels est revenu à Stéphanie Binet, qui a délaissé temporairement le rap (dont elle est l'une des grandes spécialistes) pour enquêter sur la disparition du FN du paysage local et rappeler les évènements politiques depuis les années 80. Les vieux drouais connaissent déjà l'histoire. Les plus jeunes apprécieront l'aperçu du contexte. Pour ceux qui souhaitent rentrer dans le détail et découvrir l'ambiance pré-électorale de 1983, je vous invite à consulter les actualités d'époque sur Dreux d'hier.
21:40 Publié dans Minus politicus | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : dreux, libération, FN, reportage, élections législatives
21.06.2007
Jour de fête
Une soirée populaire avec plein de gens qui se promènent dans les rues, des commerçants qui s'affairent et des musiciens qui tiennent le haut du pavé. On ose à peine y croire. Il faut pourtant se le dire et presque se pincer : ça commence à frémir à Dreux.
Petite revue de scènes. Cette année, la fête de la musique, ce fut... Des spots intelligemment disséminés - pour éviter toute collusion de larsen et empêcher le hardcore de flirter avec la musique de chambre - des saucisses grillées, des terrasses pleines à craquer, la bonne société drouaise en banquet, des jeunes, des vieux butinant ça et là quelques mélodies, tantôt grinçantes, parfois entraînantes.
L'hyper-centre s'était d'un seul coup élargi à la place Mésirard qui prend de plus en plus des airs d'Agora. Entre douceur estivale et ambiance festivale, on était bien... Hein, Tintin !?
22:35 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : dreux, fête de la musique
18.06.2007
Il était deux chaises assises sur un pont
Deux chaises suspendues au dessus de l'eau à l'heure du thé. Heureuse rencontre à mi-chemin de vis-à-vis complices, séparés par une Blaise aux reflets chatoyants. Notre cours d'eau se dévoile de plus en plus à la faveur des travaux du centre-ville. Et je constate par la même occasion qu'il y a beaucoup de ponts à Dreux. Et qu'on n'a pas pris la peine de les dénommer. On vient tout juste de le faire pour les ronds-points alors pourquoi pas les ponts?21:10 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Dreux, pont, blaise
12.06.2007
Dégoût et des couleurs
Vous qui pensez repeindre prochainement vos volets, veillez à bien respecter l'harmonie de vos couleurs avec celles de votre voisin. Et de surcroît d'en demander l'autorisation auprès des services municipaux concernés. Sinon gare au sermon car, à Dreux, on ne badine pas avec la restauration des façades.
L'Echo républicin en date du 8 juin rapporte cette tempête dans un verre d'eau qui suscite bien des émois entre deux parties égarées dans une querelle de pot de peinture. D'un côté, François Lemonne, conseiller municipal en charge de la valorisation du patrimoine ancien et André Graillet, président de l'Association de sauvegarde du patrimoine drouais. De l'autre, Antoine Garcia-Lamolla, propriétaire d'un hôtel particulier datant de 1612 situé 47 rue Parisis, pris en flagrant délit de tartinage indélicat.
L'acquereur de cette superbe demeure minée par le temps et les échappements d'automobile a décidé il y a peu d'en repeindre les volets. Deux volets et un pan de porte plus tard, surgissent les défenseurs des vieilles pierres qui reprochent à l'inconvenant l'usage d'un "bleu layette" pour redonner un peu d'éclat à sa façade. La peinture lui a pourtant été recommandée par le service de l'urbanisme à la mairie de Dreux. François Lemonne s'alarme bruyamment en parlant de "massacre". Son comparse, André Graillet en rajoute une couche en déclarant "tomber à la renverse". L'émotion est d'autant plus vive que le bâtiment en question jouxte un hôtel particulier inscrit à l'inventaire des monuments historiques. Et on ne jure pas avec les vieilles croûtes. Considérant la teinte un peu trop "bleue" à son goût l'irrespectueux envisage de toute façon l'utilisation d' un "gris-trianon" pour redonner du lustre à sa vieille carcasse de bâtisse. Le contrevenant assure également qu'il déposera un dossier pour faire rénover son hôtel particulier. Ce qui devrait calmer les ardeurs fumasses de ses deux interlocuteurs.
21:05 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : dreux, peinture, patrimoine, façade, hotel particulier, monument historique
03.06.2007
Avantage pantoufle
Le mythe du sportif en pantoufle devant son récepteur de télévision maugréant après ses footballeurs préférés est bien connu : pieds sur la table basse, le bol de chips (ou cacahètes, selon les préférences - la tendance depuis plusieurs années étant à la pizza) à portée de main, la bière, le pantalon de survêt (tellement plus pratique pour se gratter les noix). Et voilà notre Popol habillé pour l'hiver.
Mais aux prémices de l'été, quand Roland-Garros débarque avec ses kyrielles de personnalités sapées polo et pull croisé sur les épaules, le tennis occupe les esprits en plus de squatter exagérement la petite lucarne. Les écoliers troquent ballon contre raquettes. Au bureau, les partisans de Nadal s'opposent à ceux de Federer. Les habitudes diffèrent alors radicalement : les jambes griffées Lacoste se croisent, on trinque au Perrier rondelle et l'on respecte un silence bénédictin pendant les échanges.
Bien entendu, à Dreux comme partout ailleurs, on aime le tennis en cette saison. Il existe même un magnifique complexe avec courts en quick et terre battue dans un cadre verdoyant avec petit pont de bois et alignement de peupliers. Et au milieu coule une rivière. J'oubliais aussi l'indispensable Club-house où l'on devise des heures durant entre gens de bonne société. Voilà le decorum. Mais à Dreux, on ne joue pas au tennis avec n'importe quel équipement. Et du footeux primitif au tennisman bècebège, il existe un point commun, un fil rouge serais-je tenté de dire. La pantoufle. Le bon chausson qui s'enfile en toute circonstance, parfaitement adapté à tout type de surface (lino, moquette, plancher, herbe ou quick) grâce à sa semelle lisse et anti-dérapante. Les tennismen drouais l'ont adopté depuis bien longtemps déjà et ne jurent que par lui comme en témoigne cette pancarte à l'entrée des courts.
10:25 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : dreux, tennis, équipement sportif, chaussure








