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30.01.2007
Les poètes investissent le BO
Le bar d'Orléans (BO pour les habitués) fut pendant plus de 20 ans une officine du poujadisme local et du racisme ordinaire, celui qui rampe sournoisement au ras du zinc. Sa notoriété était née avec l'avènement du Front National lors des municipales de 1983 où Jean-Pierre Stirbois et ses sympathisants y avaient trouvé un point d'attache. Derrière le comptoir, deux frères aussi dissemblables qu'un blanc de poulet dans une salade de betteraves, assistaient aux débats, le visage impassible et l'oeil maussade. Au fil des années, l'image sulfureuse du bar s'était quelque peu aseptisée, les étudiants bon chic bon genre prenant le pas sur les nazillons, la clientèle se raréfiant, l'"âme" du lieu disparaissant progressivement, malgré quelques irréductibles aux accents franchouillards.
Alors un beau jour de 2006, le BO a fermé ses portes. Les nouveaux propriétaires ont tenu à marquer leur différence en affichant une enseigne - le cercle des poètes retrouvés - pleine d'à propos. Reste à savoir si l'effet d'annonce tient ses promesses parmi la clientèle.
13:30 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Dreux, bar, front national




Commentaires
1ère remarque : ah bon les poètes piccolent ?
2è remarque : je croyais que le BO signifiait Bairritz Olympique, chère à notre ami rugbymen de couleur , le bien nommé, Serge Blanco...
Pardonnez ces remarques débiles (j'ai passé ma soirée avec des supporters de foot)
Ecrit par : Philippe | 30.01.2007
Cher Jack,
Il me semble hélas que les blancs de poulet ont tendance à se colorer au contact de la betterave. Du coup, ils deviennent "assimilés-betteraves" assez rapidement. Je crois même qu'il suffit de trèspeu de betterave pour tout contaminer.
Est-ce à dire que les deux poulets en question étaient réfractaires à la coloration ?
PS : Moi, je croyais que le BO, c'était le Bulletin Officiel...
Ecrit par : Alayaya | 30.01.2007
Certes, le bar d'Orléans n'a jamais été un repaire d'intellectuels et il faut louer les efforts des nouveaux propriétaires. On peut en revanche s'inquiéter sur la santé mentale du limonadier qui a baptisé son troquet "Rothen". Non pas celui des Sex pistols, l'autre qui essaie de faire carrière avec ses pieds au PSG... sans vraiment y arriver.
Le café Voltaire à Dreux, c'est pas pour demain. D'ailleurs le brave Rothen n'en a jamais entendu parler de Voltaire. Il est toujours persuadé que c'est un joueur de Ligue 2.
Ecrit par : David | 18.02.2007
Le Rothen fut à son origine l'oeuvre d'un illuminé qui fit trois petits tours et s'en alla. Manifestement, le courant ne passait pas entre lui et une partie de sa clientèle. Quelqu'un a repris l'affaire depuis mais n'a pas encore pensé à débaptiser le débit de boissons.
Ecrit par : Ellie | 19.02.2007
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