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22 janvier 2007

Un jardin sur un mur (qui picore que du dur...)

medium_Usines_desaffectees_jardin_vertical_020.jpgIl y a encore quelques jours le printemps s'était invité en hiver. Cette intrusion avait fortement contrarié Marcel Taupin qui nourrissait de fortes craintes pour le bon équilibre de l'environnement naturel. En son for intérieur, il fulminait, accusant ces américains qui ne voulaient pas ratifier le protocole de Kyoto, tempêtant contre ces navires indélicats qui dégazaient en pleine mer au premier coup de blizzard. Et puis avec ces températures clémentes,  il ne pouvait toujours pas revêtir ce joli chandail que lui avait tricoté sa soeur et qui représentait une vue du Kilimandjaro avec ses cimes encore enneigées. 

Sur son chemin, il partagea la misère de ces crocus et perce-neiges sur le point d'éclore et menacés par le tranchant d'une lame de froid. "Tout va de travers quand les fleurs se développent à l'envers". Il eut un vivifiant dementi place Mésirard, en tombant sur un panneau vertical où poussait un florifère de plantes.  Marcel, qui n'aime pas voir ses questions sans réponses, s'informa rapidement sur cette étrange culture. 

Il apprit ainsi que le concept du jardin vertical - ou écosystème sans terre - est l'oeuvre du botaniste Patrick blanc qui a su mettre en place un système aussi écolo qu'atypique. L'ouvrage est réalisé en acier galvanisé, matière légère et solide sur laquelle on applique un tissu épais composé de matériaux synthétiques (fibres imputrescibles et films plastiques micropercés). Sur la partie supérieure de la structure court un réseau de gouttes à gouttes, alimenté grâce à un circuit d'arrosage partant de la base du panneau où un rail récupère les eaux de ruissellement. Les différentes vivaces disposées  - fougères, hostas, hébés, menthes, thyms, sédums, cytises, parmi les plus fréquentes - ne nécessitent dès lors qu'un entretien sommaire.

medium_Usines_desaffectees_jardin_vertical_021.jpg

 

Ebloui par cette découverte, Marcel proposa rapidement que l'on installe ces jardins sur les bâtiments aux façades lépreuses ou défraîchies. On lui répondit que son idée était louable mais coûteuse. A près de 500 euros le mètre carré, la culture verticale des plantes se réalise avec parcimonie. Et "la Taupe" de rétorquer "C'est qui parcimonie?".

Commentaires

Parcimonie ? Il est Italien, et c'est un bon ami d'Abonnessian qui est arménien...

Écrit par : Alayaya | 22 janvier 2007

Un jardin vertical ? c'est à la mode, on en parlait pas plus tard que ce matin (ou hier ?) sur Europe 1.

Écrit par : Ellie | 22 janvier 2007

Voir aussi sur le site d'Arte, l'expo de Patrick Blanc : http://www.arte.tv/fr/art-musique/1433446.html

Écrit par : Ellie | 03 février 2007

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