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31.12.2006

Problème (à résoudre pour 2007)

Le budget de Dreux s'élève pour 2007 à 60 millions d'euros. Un tiers des dépenses est destiné au fonctionnement de la ville et aux charges du personnel municipal. Considérant qu'un bulbe de tulipe coute 4 centimes d'euros et qu'il en faut 282 pour garnir un terre-plein, qu'il existe 67 emplacements à fleurir et à entretenir et que la tulipe sera remplacée en cours de saison par les pompons, dahlias, jonquilles et autres frésias.

Calculez le retour sur investissement de la municipalité pour sa politique florale en sachant que son label "ville fleurie" n'a qu'une valeur d'estime, sans subvention à la clé, et qu'aucun drouais à ce jour ne s'est vu offrir un bouquet de fleurs issues de cette culture de masse.


23.12.2006

A la recherche du père Noël géant

Le jour se levait à peine quand Marcel Taupin, soufflant précieusement sur son café au lait, vit passer le père Noël devant sa fenêtre du 1e étage de la rue des pinsons. "Ca doit être un faux" décréta t-il, "les vrais n'existent qu'en Laponie". Mais après coup et après avoir mis un peu d'ordre dans son esprit encombré, il s'interrogea. Le père Noël a beau être un viking bien bâti, c'est quand même curieux de le croiser à 3 mètres d'altitude. Marcel croqua alors son reste de biscotte, endossa son paletot et fila à la rencontre de cet intrus qui venait de bouleverser son petit-déjeuner.

Dehors il fut saisi par un vent glacial et ce grand tumulte qui régnait en centre ville. L'esprit de Noël était bien présent, charriant avec lui les parfums d'épicea et de cannelle. Les rues scintillaient de mille feux, les commerçants, sensibles à la musique du tiroir-caisse, retrouvaient le sourire pendant que les chalands baguenaudaient sous les mélopées des chanteurs à la croix de fer. Attiré par la présence de poneys et de biquettes, Marcel se demanda où était les veaux, vaches, moutons et couvées de la crèche. En guise de réponse, il entendit la cloche du petit train blanc qui sillonnait la ville le temps des fêtes et venait de marquer l'arrêt devant lui. "Vous montez" lui proposa le chauffeur. Il accepta, considérant qu'il avait plus de chance de localiser son individu en utilisant ce moyen de transport.

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Installé aux premières loges parmi des enfants contemplatifs, Marcel eut droit à une visite guidée  et à deux dragibus offerts par une petite fille assise à ses côtés. (Songeur, il reconnut son bonheur de mener une existence de plaisirs. Il venait de lire Delerm et depuis, il prêtait attention à la rosée du matin et aux petits pois écossés). Les rues de Dreux défilaient sous ses yeux mais aucun bonhomme en combinaison rouge n'apparut à l'horizon. Il descendit en Grande rue au moment où débutait l'époustouflante parade des oies sur un air d'accordéon. Charmé par le ballet des volatiles, il entreprit toutefois de quitter les lieux, le fond de l'air devenant frais et son cache-nez contenant difficilement les assauts du froid.

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A cet instant il rencontra deux longues tiges de bois qui évacuèrent aussitôt sa perplexité matinale. Il y était enfin. Face à lui, un père Noel de 3 mètres de haut, sur des échasses. Voilà, c'était donc ça... Et Marcel d'avoir cette remarque pleine de sagacité : "Dites-moi, comment que vous faites pour descendre par la cheminée avec vos engins aux pieds?"

21.12.2006

Histoire de chiotte

Pauvre Beffroi... Déjà ébranlé par les travaux du parking souterrain de la place Métezau, éprouvé par la découverte d'armes de guerre dans son placard à balai, le voilà douché à sa base par de vils individus aux vessies sans retenues. L'acte aussi naturel qu'il soit, est répréhensible en cela qu'il corrode ses vieilles pierres, qu'il affecte l'hygiène de la ville et qu'il diffame le socle de notre patrimoine local.

Alerté sur ce problème sociétal et de salubrité publique, Gérard Hamel - légèrement indisposé ? - au sortir d'une réunion Proximum début décembre, s'était inquiété de l'absence de lieux d'aisance près du Beffroi. Même pas un arbre ou un recoin à l'horizon, le no chiottes' land. L'homme qui mène rondement ses affaires avait chargé son adjointe Thérèse Denier-Dubos d'une urgente commission : régler au plus vite le dossier des vespasiennes, lui lançant au passage un pressant "Thérèse, je veux que dès lundi les toilettes soient ouvertes". 

Malheureusement l'information transite assez mal à la mairie de Dreux et les services techniques laissent pisser le mérinos, prétextant la compexité et la longueur des travaux à mettre en oeuvre. L'affaire trainasse, la presse locale se gausse et l'homme de la rue se retient. Pourtant ça urge, deux semaines plus tard et les gogues ont l'air aussi vivantes qu'un étron sur la chaussée. Du côté de l'Hôtel de ville, ça râle en haut et on ricane en bas. Le premier magistrat prend alors les choses en main et sonne le tocsin. Cahin-caha, les agents municipaux prennent pelles et pioches et partent en mission sanitaire. Après quelques aménagements et deux ou trois raccords, ils parviennent à donner un rôle d'utilité publique à cet ancien espace privé, sorte de local à poubelles désaffecté. Soulagé d'en conclure, l'un des agents aurait formulé en guise d'épilogue "Ben voilà, c'était pas la peine d'en chier une pendule".

 

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19.12.2006

Le costard de la semaine

"Je n'aime pas l'autoritarisme dont Valentino Gambuto fait preuve. Et puis il convoite tout... Il se fait même élire à des commissions et n'assiste pas aux réunions de ces commissions par la suite. C'est quelqu'un qui a raccroché le wagon de la gauche en cours de route. Je ne serai pas candidat sur sa liste, non. Mais il ne me le demandera pas quoi qu'il en soit."

Jacques Duval, conseiller muncipal divers gauche, à propos d'un improbable rapprochement avec le leader du PS local lors des prochaines municipales.  (La Rep, 15/12/2006)

14.12.2006

Les boules indélicates

medium_DEM_004.jpgEtait-ce la brume naissante ou les vapeurs de cet alcool de gentiane? Ce soir là, Marcel Taupin renifla le pavé et ressentit une vive douleur à son gros orteil. "Foutre de Dieu", confessa-t-il. Pourtant, quelques secondes auparavant, il traversait allègrement la place Mésirard sous les lumières de Noël. Sans doute décontenancé par une magnifique animation multicolore qui illuminait le balcon d'un riverain, il ne remarqua pas cette énorme boule en fonte scellée au sol et qui l'envoya à terre, sur le parvis. Après un juron de circonstance, légitime face à une telle mésaventure, Marcel observa les alentours. Des dizaines de billes du même calibre balisaient les contours du plan de circulation routier. Il ne savait pas encore qu'avant lui, certains piétons étourdis avait expérimenté le saut de l'ange en culbutant cette artistique forme de mobilier urbain. Ou qu'un camion avait percuté l'une de ces sphères, l'arrachant de sa base et l'expédiant droit dans la vitrine d'un coiffeur de la Grande rue. Une automobiliste y aurait même coincé son véhicule en tentant une manoeuvre périlleuse. 

La malédiction semblait gagner les drouais sans qu'aucun édile ne réagisse. Jusqu'à ce que le pied d'une élue goûte à la fermeté de la fonte lors des cérémonies du 11 novembre. C'en était trop. La ville dépêcha une commission ad hoc qui vérifia la conformité de ces maudites bornes de voirie et jugea qu'elles représentaient "un risque important pour les piétons". Marcel Taupin, lui, se jura qu'il regarderait désormais où il mettrait les pieds, avant de se faire justice en descellant l'objet de sa contrariété.

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13.12.2006

Du gruyère sous la chaussée

medium_DEM_014.4.jpgL'espace d'un  instant, Marcel Taupin a bien cru qu'ils étaient là. Un trou béant de six mètres de large pour trois mètres de profondeur, un cordon d'agents, des experts de toute part, ça ne pouvait être qu'eux. Oui, enfin, les extra-terrestres quoi! Il fallait le croire pour se pincer ou bien tourner son cerveau sept fois dans sa langue. Un OVNI venait de s'écraser sur notre bonne vieille ville en lieu et place de la rue de la Plagne. Marcel voulut s'approcher de l'impact quand un homme en uniforme lui intima l'ordre de se tenir à distance. Il profita de cette prise de contact pour s'informer. Le fonctionnaire de police se plia de bon gré aux explicationss d'usage et relata en des termes concis la nature prosaïque des évènements. La chaussée venait de céder sous l'effet conjugué des eaux de pluie et des poids lourds. Rien que ça. "Ici les routes sont des nids de poules avec du bitume autour" s'emporta Marcel. Il n'a pas tort, il est même conseillé d'avoir de bonnes suspensions pour rouler à Dreux. Et notre homme en colère d'ajouter "Pas étonnant de voir que le sol se dérobe sous nos pieds tant l'entretien de la voirie est indigent".

De plus, le sous-sol du quartier de la grande falaise est constitué de galeries et de passages souterrains. Ce que ne manque pas de confirmer Jean-Christophe Fanel, chef d'agence à la Lyonnaise des eaux. "Ce secteur est truffé de caves. Dans le cas de la rue de la plagne, il y a eu un premier remblai mais qui était d'une structure friable. Ce remblai n'a pas résisté aux effets crées par le ruissellement des eaux de pluie et par la circulation de poids lourds de tonnage important". Et Marcel de conclure : "Ben s'il y a des caves, il est où le pinard?"

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12.12.2006

Les pêcheurs drouais ont la gaule

Ceux qui aiment tâter du goujon sont un peu dépourvus quand les premiers frimas s'échouent sur les berges dénudées. Alors plutôt que de passer des heures devant "Très pêche" et à défaut de défourailler sa gaule, mieux vaut une bonne assemblée générale où l'on se retrouve entre gardonphiles à causer cuillers et appâts, vers de vase et dégorgeoirs.

Pour les Pêcheurs Drouais, tout baigne. Le bilan de l'année 2006 est super positif, les licenciés affluent, les concours font recette et la pêche est bonne. Mais même dans le meilleur des mondes, il faut râler un peu. Ce que n'a pas manqué de faire William Willot, président de l'association qui voit l'intrusion de marins d'eau douce dans son pré carré  d'un mauvais oeil. " Côté Eure, les canoës font la loi dans le secteur et nous attendons toujours leur charte de bonne conduite". Méfiance donc si vous pagayez le printemps prochain, pensez à serrer à droite.

09.12.2006

Question pour un champion

Top. Je suis une célébrité du sport, né au Sénégal il y a 30 ans. Gamin, j'ai joué au foot au Dreux FC quand j'habitais dans le quartier des Bâtes. Je suis depuis devenu riche et célèbre, j'ai pu acheter un canapé convertible à ma maman et une gourmette en or à mon petit frère. Je contribue indirectement à l'équilibre financier du FC Drouais qui bénéficie des indemnités de mes transferts. Aujourd'hui, je ratisse les ballons à San Siro et je porte le brassard de l'équipe de France. Je suis, je suis... (allez, c'est facile)

 

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... celui qui fait une tête de plus que les autres. 

03.12.2006

Bruck de décoffrage

"Jean-Pierre Stirbois était un homme très bien". L'hommage posthume de Jean Bruck, placé hors contexte dans une question adressée à Jacques Lemare par la République du Centre, détonne un peu même si elle ne surprend pas.

Pour mémoire, Jean-Pierre Stirbois fut le bras droit de Le Pen au début des années 80. Organisateur de la machine idéologique, il incarnait la tendance nationaliste et solidariste du Front National. Avec 16% des voix obtenues lors des élections municipales de Dreux en 1983, il contraignit la droite à se rallier à son parti. Une "première" qui catapulta le FN sur le devant de la scène politique. Jean Bruck, inscrit sur la liste RPR de Jean Hieaux, bénéficia de cette alliance pour accéder à l'exécutif municipal.

Alors... en quoi il était très bien Stirbois? Aux fléchettes? En histoires drôles? En relations humaines? On veut savoir!!!

Un pavé dans Lemare

Quand il s'agit de préparer le terrain, Jacques Lemare n'est jamais à court de bons plans. Quoi de plus normal pour un agent immobilier? Mais les maisons, les apparts... Jacques en a un peu marre. A 60 ans, la vie commence et il convoque la presse pour évoquer son avenir politique.  Rien de bien bouleversant jusqu'à la question concernant ses liaisons dangereuses avec le FN lors des municipales de 1983. 

On se souvient que Jean Hieaux, chef de file de la droite locale, avait passé un accord avec Jean-Pierre Stirbois pour bouter les socialistes hors de la mairie. Réponse du futur conseiller municipal, néophyte de la scène politique en ce temps-là. "Je comprends que les gens qui n'ont pas connu cette époque ne comprennent pas. C'était un autre contexte, un contexte de guerre civile. 22 vitrines un soir avaient été descendues à la carabine, dans le centre ville". Troublante vision d'une situation certes très tendue mais de la à parler de guerre... Quoiqu'il en soit on pourrait presque interpréter ce pacte RPR-FN comme l'antidote qui allait ramener les bélligerants au calme.

En fait, cette alliance avait reçu la bénédiction des plus hautes sphères des partis de droite. Les différents témoignages  des personnalités politiques sont là pour l'attester. Jacques Chirac, alors président du RPR déclarait : "Ceux qui ont fait alliance avec les communistes sont définitevement disqualifiés pour donner des leçons en matière de droits de l'homme et de règles de la démocratie". Avant d'ajouter : "Je n'aurais pas du tout été gêné de voter au second tour pour la liste RPR-FN. Cela n'a aucune importance d'avoir quatre pélerins du FN à Dreux, comparé aux quatre ministres communistes au Conseil des ministres". En même temps, François Léotard, secrétaire général du Parti Républicain adressait ses vives félicitations à Jean Hieaux tandis que Jean-Claude Gaudin, président du groupe UDF à l'Assemblée nationale considérait entre les deux tours que "les drouais ne doivent pas se tromper de combat. Il faut battre l'adversaire socialo-communiste". La notion de front républicain existait déjà, mais l'allié était le Front national.


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