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02.12.2006

Le mystère du placard à balai

Imaginez la surprise de l'intendant du Beffroi quand, s'attendant à épousseter les toiles d'araignées, il tombe sur un arsenal vieux de plus de cent ans. Mazette, ça fait froid dans le dos.  Une analyse rapide, une bonne dose de sang froid et beaucoup de bon sens, nous révèle que les insectes ne préparent pas encore leur révolution. Mais alors... à qui appartiennent ces armes?

Revenons au commencement mon cher Watson. Les services municipaux ont décidé de consolider les fondations du Beffroi, salement touché par la construction du parking souterrain Métézeau.  Accessoirement et comme il est réglementaire quand on touche aux croûtes des monuments, on inventorie plus ou moins minutieusement chaque coin et recoin de l'édifice.

Intéressons nous maintenant à notre intendant avant qu'il ne subisse son onde de choc. Il observe les voûtes du bâtiment, inspecte les boiseries, souffle sur les poussières, prend note avant de s'arrêter devant cette porte de placard. Il tourne consciencieusement la clé et découvre tout un tas de reliques datant de la première guerre mondiale et du conflit franco-prussien de 1870. Des obus, des mortiers, des grenades, des fusils, des sabres, des baïonettes. De quoi resister quelques jours en cas d'invasion. Après la visite des démineurs de la protection civile pour une vérification de routine, se pose la question de l'appartenance de ces armes. Un spécialiste évoque une collection clandestine appartenant à la ville. La directrice du musée Marcel Dessal prend l'enquête en main. Et la rédaction en chef de Clochemerle-les-Dreux offre dix mille piastres à quiconque fournira des informations sur ce détonnant butin.

Commentaires

Décidément, Dreux est une ville dangereuse. J'en ai froid dans le dos.
Et si les armes étaient aux charmants poètes flingueurs de canettes ? J'ai trouvé, oui ?
Bon alors, on fait quoi pour les 10 000 piastres ? un virement ou un chèque ?

Ecrit par : alayaya | 25.11.2006

Chère Alayaya,
Merci pour vos commentaires toujours très instructifs. Je flaire en vous un détective qui s'ignore et cette piste des poètes flingueurs me parait tout à fait envisageable. Mais j'interroge votre sagacité : pourquoi avoir planqué ces armes dans le placard à balai du Beffroi?

Ecrit par : Jack | 25.11.2006

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