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25 octobre 2006

Place de la discorde (II)

L'idée de Gérard Hamel de transformer la place du musée en centre commercial avait soulevé une brise de contestation (voir post du 19/10/2006) même si, pour le moment, il n'est question que d'étude de faisabilité.  Pas de tempête donc mais le vent gronde. L'annonce du projet a fait réagir l'opposition municipale qui en profite pour sortir la boîte à gifles et donner sa vision de l'urbanisme et du commerce local. Morceaux choisis parus dans l'Echo républicain du 24 octobre.

Valentino Gambuto (PS) : " On a laissé le centre ville à l'abandon depuis 20 ans, depuis que Jacques Lemare a rasé le lycée Violette. On aurait dû profiter de l'ancien site TRT pour mettre des commerces aux rez-de-chaussée avec des logements aux étages. ce serait dommage de supprimer la place du musée. Il faut la retravailler avec des arbres et des bancs avec quelques places de parking au lieu de mettre un cube en béton à cet endroit là."

Gisèle Quérité (PC) :" C'est une très belle place qu'il faut conserver. L'idée d'un centre commercial coeur de ville à cet endroit est une grave erreur [...] Il faut d'abord penser penser à l'emploi et faire que les gens vivent à Dreux décemment. Ensuite on pourra penser à un centre commercial en entre-ville. Par ailleur, il y a certains commerces, comme les vendeurs de chaussures qui sont en voie de disparition. On ne fait rien pour attirer les clients en centre-ville. les drouais manquent de pouvoir d'achat [...] De plus de concertation avec les habitants est flagrant dans ce dossier très important pour l'urbanisme de la ville."

Laurent Leclercq (identité Française) : "Le projet paraît surréaliste! La place du musée est un lieu calme et historique [...]  La ville a perdu une cinquantaine de commerces depuis une dizaine d'années [...] C'est une idée du Maire pour, soi-disant, attirer les gens qui sont censés venir de la région parisienne".

A suivre donc ... 

21 octobre 2006

Du rififi au vieux pré

Parce qu'il en avait "ras-le-bol de se taire", Stéphane Lebarbey a décidé de l'ouvrir. Au lendemain des championnats de France espoirs d'athlétisme, organisés mi-juillet stade du vieux pré, le directeur sportif du Football Club Drouais constate l'étendue des dégâts. Trous béants, pelouse carbonisée : les lanceurs de marteaux et les travaux de rénovation de l'éclairage ont marqué leur territoire. Le terrain d'entraînement est impraticable, la préparation perturbée, les crampons des joueurs iront griffer d'autres gazons. Jean Bruck, grand ordonnateur des compétitions d'athlétisme, cristallise les responsablités et les crispations des dirigeants drouais. Exaspéré, Stéphane Lebarbey rend public le contentieux. Extraits des récriminations publiées cet été par la Rep (1er août).

"Ici rien n'est trop beau pour l'athlétisme, et il est grand temps de comprendre qu'on ne peut pas supporter autant de meetings au détriment des associations locales [...] Il est vraiment temps que ça change, qu'il y ait une véritable politique sportive dans cette ville [...] On essaye de recruter de bons joueurs, de bons éducateurs. Si on ne s'entraîne pas correctement, comment peut-on espérer de bons résultats? Il est clair que si Gérard Hamel ne nous soutenait pas, il n'y aurait pas de football à Dreux [...] Je suis candidat au poste d'adjoint aux sports aux prochaines élections. Il est temps de changer les hommes".

En adroit basketteur, Jean Bruck saisit la balle au bond et, dans un style très académique, expédie les doléances au panier. Il s'explique sur les dégradations, justifie, reconnait, déplore en évitant soigneusement toute polémique. Néanmoins, il tire sa révérence avec à propos. "En tant que dirigeant sportif, dois-je rappeler que la colère est mauvaise conseillère et que la principale qualité d'un sportif, à plus forte raison d'un dirigeant sportif est, et reste la maîtrise de soi". Un rappel à l'ordre éthiquement correct ; Une manière de formuler à Stéphane Lebarbey son devoir de réserve (les deux hommes siègent dans la même équipe au conseil municipal). L'intéressé doit au passage apprécier le ton paternaliste de son aîné, assez peu habitué aux remontrances publiques. En tous cas, l'algarade prouve que l'adjoint au maire ne fait pas l'unanimité au sein de sa majorité. Heureusement ses amis de l'Alliance Basket, reconnaissant l'oeuvre de leur père fondateur, lui consacrent un challenge. Jean Bruck méritait bien un trophée...

19 octobre 2006

Place de la discorde

Eric Allouche est un brave garçon, soucieux du bien-être de sa mère et du patrimoine local. Aussi quand il apprend qu'un hypothétique projet d'implanter un centre commercial sur la place du musée circule dans les tuyaux de la mairie, son sang ne fait qu'un tour. Il actionne les premiers leviers de pression en constituant une association de défense des riverains, ouvre son blog (http://placedumusee.blog4ever.com), contacte la presse et s'interroge auprès du président de l'UCAD (Union des commerçants et artisans de Dreux). Diable, voilà un homme d'action.

Le maire calme le jeu en fixant une échéance lointaine si (et seulement si) le projet est retenu. Un observateur de la vie locale voit dans ces spéculations un geste politique de la part de Gérard Hamel à l'adresse de Nicolas Pilleux, président de l'UCAD, et au détriment de Jacques Lemare, adjoint municipal dont l'agence immobilière a pignon sur ladite place. Ca suinte l'embrouillamini. Quelqu'un chercherait-il à déstabiliser l'équilibre entre les décideurs locaux et faire apparaître quelques rivalités intestines? Eric Allouche lui est déjà monté au créneau, a bandé son arc, paré à livrer bataille. Même si pour le moment on est plus près d'une tempête dans un verre d'eau que de fort Alamo.

12 octobre 2006

Hypo en surrégime

Intéressons-nous un instant au cas Anthony Keyeux alias Hypo. La Rep du 6 octobre nous apprend que ce ressortissant drouais brille dans l'univers initié de l'électronica. Kézaco? Prière de vous informer ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Electronica

 

Une petite recherche nous informe sur : 

Pour la petite histoire, Hypo a quitté Dreux à 20 ans après avoir avoir occupé la basse de combos new-wave et brit-pop. Il a aujourd'hui 32 ans, vient de sortir un nouvel album, cartonne au Japon et comme tout le monde, ne veut ressembler à personne.medium_43372.jpg

09 octobre 2006

Media hi-tech

medium_DEM_029.2.jpgUn bon ami steward - très zen au demeurant - me rappelait fort justement que rien se sert de courir, il faut décoller à point. Il n'est pas du coin contrairement aux nombreux râleurs qui dès les premiers coups de pioche prédisaient un avenir funeste à notre flamboyante médiathèque. Pêle-mêle on critiquait l'emplacement, la hauteur du bâtiment, le coût des travaux, les ambitions culturelles de la ville.... Le drouais n'aime pas trop le changement, ni la bousculade, il faut le rassurer, lui donner des garanties. Lui dire que son Opel rouge est plus belle que la Citroën bleue de son voisin.

Enfin au bout de quelques mois, l'édifice inauguré, les abords presque réhabilités, l'ensemble est urbain, piéton, moderne, classe. Le parking souterrain est une réussite tant au niveau de l'architecture que de l'attractivité des prestations. L'esplanade a vocation au rassemblement. Derrière, un jardin avec pas japonais en ardoise et petit pont de bois présage un centre ville de plus en plus vert (??). Intéressant, non? Mais voilà, une fois franchie la grande verrière de la médiathèque, sortez vos polaires car visuellement ça caille. Les colonnes fraîchement décoffrées, les dalles noires et mouchetées, le très haut plafond métallique, le gris du ciment rappellent un peu Brazil de Terry Gillian. Rien de grave, il s'agit seulement d'un contre-temps, les finitions viendront. C'est bien ça, non? Ceci dit du premier étage, on a jamais aussi bien vu la place Mésirard et la Chapelle Royale. Ces grandes baies vitrées qui ont tant fait suer le personnel au plus fort de la canicule ont l'avantage de mettre en perspective une partie du patrimoine local. Et celui d'offrir un confort de lecture incomparable lorsqu'un rai de lumière éclaire votre ouvrage. (Le chargé de com de la ville aurait pu l'écrire. Mais lui au moins n'a pas osé...).

Venons-en à l'essentiel : le fonds. Alors forcément, il ya quelques étagères vides (la médiathèque déjà victime de son succès?), des espaces vacants, des collections inégales... mais on repart les mains pleines. Alors, alors?? Ben oui que les esprits chagrins se rembrunissent, Dreux a dégainé son arme culturelle. Ah, J'oubliais, il y a même une salle d'expo, assez digne d'une galerie d'art parisienne. Alors adhérons, adhérons.