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21 octobre 2006

Du rififi au vieux pré

Parce qu'il en avait "ras-le-bol de se taire", Stéphane Lebarbey a décidé de l'ouvrir. Au lendemain des championnats de France espoirs d'athlétisme, organisés mi-juillet stade du vieux pré, le directeur sportif du Football Club Drouais constate l'étendue des dégâts. Trous béants, pelouse carbonisée : les lanceurs de marteaux et les travaux de rénovation de l'éclairage ont marqué leur territoire. Le terrain d'entraînement est impraticable, la préparation perturbée, les crampons des joueurs iront griffer d'autres gazons. Jean Bruck, grand ordonnateur des compétitions d'athlétisme, cristallise les responsablités et les crispations des dirigeants drouais. Exaspéré, Stéphane Lebarbey rend public le contentieux. Extraits des récriminations publiées cet été par la Rep (1er août).

"Ici rien n'est trop beau pour l'athlétisme, et il est grand temps de comprendre qu'on ne peut pas supporter autant de meetings au détriment des associations locales [...] Il est vraiment temps que ça change, qu'il y ait une véritable politique sportive dans cette ville [...] On essaye de recruter de bons joueurs, de bons éducateurs. Si on ne s'entraîne pas correctement, comment peut-on espérer de bons résultats? Il est clair que si Gérard Hamel ne nous soutenait pas, il n'y aurait pas de football à Dreux [...] Je suis candidat au poste d'adjoint aux sports aux prochaines élections. Il est temps de changer les hommes".

En adroit basketteur, Jean Bruck saisit la balle au bond et, dans un style très académique, expédie les doléances au panier. Il s'explique sur les dégradations, justifie, reconnait, déplore en évitant soigneusement toute polémique. Néanmoins, il tire sa révérence avec à propos. "En tant que dirigeant sportif, dois-je rappeler que la colère est mauvaise conseillère et que la principale qualité d'un sportif, à plus forte raison d'un dirigeant sportif est, et reste la maîtrise de soi". Un rappel à l'ordre éthiquement correct ; Une manière de formuler à Stéphane Lebarbey son devoir de réserve (les deux hommes siègent dans la même équipe au conseil municipal). L'intéressé doit au passage apprécier le ton paternaliste de son aîné, assez peu habitué aux remontrances publiques. En tous cas, l'algarade prouve que l'adjoint au maire ne fait pas l'unanimité au sein de sa majorité. Heureusement ses amis de l'Alliance Basket, reconnaissant l'oeuvre de leur père fondateur, lui consacrent un challenge. Jean Bruck méritait bien un trophée...

Commentaires

Du rififi dans un pré, c'est vache... (désolée, pas pu m'en empêcher, et pi ... chui malade).

Écrit par : alayaya | 21 octobre 2006

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