19.03.2009
Grosse fatigue
Chers lecteurs,
Voilà un mois que je ne cause plus dans le post. Je vous en explique brièvement les raisons.
Il m'était nécéssaire de prendre un peu de recul par rapport à ce blog qui depuis plus de deux ans occupe un peu mon esprit et empiète pas mal sur mon temps libre. Oh, rien de bien contraignant, le petit plaisir récréatif a juste évolué vers une habitude un peu lassante. Jusqu'à un certain billet rédigé au début du mois de février qui m'a posé quelques soucis. Concrètement, j'ai dû dans un premier temps censurer certains commentaires, puis en bloquer l'accès avant de supprimer ladite note. Trois fois rien. Mais j'ai profité de l'occasion pour prendre mes distances avec Dreux et m'interroger sur l'intérêt d'écrire sur le microcosme local.
Ce blog ne me rapporte rien sur le plan financier mais j'y apprends beaucoup, notamment grâce à vos commentaires. Il m'oblige en outre à me pencher sur le fonctionnement de cette ville, à être attentif à ses transformations. Il me donne aussi l'occasion d'employer cette liberté de ton qui flirte parfois avec l'insolence.
Mais il n'est pas sans conséquences lorsque les vannes de l'interactivité sont ouvertes. Je reconnais volontiers les limites de mon entreprise quand sur des sujets polémiques il faut modérer certains commentaires, supporter quelques noms d'oiseaux et surtout assumer ce que l'on écrit. C'est aussi le prix à payer quand on joue avec les lignes. Mais il m'arrive parfois de douter, alors très prudemment, sur les conseils de certaines personnes, j'ai supprimé cette note brûlante où j'évoquais une provocation faite par l'opposition à l'attention de Gérard Hamel.
Juste un rappel : l'esprit initial du blog est d'exposer un point de vue et de stimuler l'échange. En m'exprimant librement sur le web, ma démarche peut être perçue comme une action militante dont le jeu consiste à deviner mon emplacement sur l'échiquier politique, à savoir si je suis du côté des blancs ou des noirs. Cette vision manichéenne n'a pas de sens, je livre ici un sentiment personnel totalement dénué d'intérêt et d'ambitions. Mais bon puisqu'il faut se ranger dans des catégories pour exister auprès de certains, je désignerais mon blog comme un espace d'expression citoyenne - c'est un peu ronflant mais c'est le terme qui me semble le plus approprié.
Je sais également que beaucoup se demandent qui se cache derrière mon pseudo. Certains le savent, ils ne sont pas nombreux. Les autres seraient probablement déçus d'apprendre qu'il s'agit d'une personne sans aucune notoriété locale. Mais bon, si vraiment cette question vous taraude, en cherchant bien vous devriez facilement trouver.
Ce petit coup de mou passager ne sera pas sans conséquences et me servira quelque part. Pas à fermer définitivement Clochemerle mais au contraire à régénérer mes idées et sévir sous une autre forme sur la toile. Clochemerle s'essoufle par moment, il sera de moins en moins actif mais restera vivant. Ce ne sont pas les sujets qui manquent.
A bientôt,
Jack
19.02.2009
Interlude

22:56 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, détente, vacances
11.02.2009
Chaussée aux moines
La rue du gruyère fait encore parler d'elle. A force, et pour reprendre un célèbre feuilleton radiophonique des années 50, on va finir par parler du fromage qui tue.
La scène s'est déroulée hier après-midi sur le coup de 15 heures. Au milieu d'engins de forage, un groupe d'ouvriers travaille aux fondations du chantier de réhabilitation des anciens services techniques de la ville, rue des Caves. Le temps est maussade, la pluie ruisselle sur les casques, le sol prend des allures de champ de boue. Puis, c'est l'incident. Un mur de soubassement adossé à la rue de La Plane s'écroule, provoquant un éboulement de près d'une tonne de terre. Six ouvriers essuient les plâtres. L'un d'eux est touché par l'éboulement.
Ce nouvel épisode d'un quartier aux sous-sols poreux et calcaires aurait pu connaître une issue plus fatale. Après bien des alertes et quelques menus faits divers, la chaussée s'était dérobée un beau matin de 2006, laissant place à un cratère de six mètres de large sur trois de profondeur et occasionnant de graves lésions sur les habitations riveraines. Les services de voirie avaient alors déchargé plusieurs tonnes de terre et de gravats pour remblayer ce gigantesque trou d'infortune. Un pis-aller pour cette région devenue extrêmement sensible aux effets conjugués des vibrations et du ruissellement des eaux de pluie.
Avec la réouverture de la rue de La Plane aux automobilistes et les travaux de constructions juste à proximité, on ne s'étonnera pas de cette nouvelle avarie. Mais on peut s'interroger sur la prise de conscience des pouvoirs publics vis à vis de la dangerosité du site et la nécéssité de prendre des mesures réellement efficaces pour éviter tout nouvel incident.
23:17 Publié dans Etat des lieux | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, rue des caves, rue de la plagne, accident, chantier, glissement de terrain
09.02.2009
Echos des forums
Surfeurs impénitents du web, vous connaissez sûrement Facebook, ce réseau social branché où chacun aime à exhiber ses nombreuses connaissances et mettre en scène ses humeurs et ses dernières bringues délirantes. Hé bien, la ville de Dreux s'est fendue d'un profil, assez sobre qui comprend déjà 194 fans et qui surtout propose des groupes de discussions. On peut y lire quelques commentaires, autant de messages de sympathie ou d'aversion suscités par notre ville. Extraits en vrac :
"Cette ville craint mais j'y suis né et après y avoir habité des années et y revenant régulièrement j'ai fini par m'y attacher..."
"Je viens de m'installer et trouve la ville plutôt belle..., un peu calme le soir peut-être, et j'aimerais ouvrir en centre un café sympa, pour toutes les générations..."
"Dreux la ville où on passe une vingtaine d'année en moyenne quand on y grandit et qu'on a aucune peine à quitter, mais pourtant cette ville nous attire comme un aimant, on se surprend toujours à vouloir y refaire une brève escale. Et une fois à Dreux on se demande toujours ce qu'on fout là ..."
Si vous êtes inscrits, je vous laisse le soin de consulter la page. Sinon, laissez-moi vous dire qu'une tendance s'impose : beaucoup de drouais ou d'ex-drouais restent attachés à leur ville mais considèrent avec beaucoup de réalisme voire d'amertume qu'il n'y a rien n'a y faire. Bref, le refrain classique du "j'm'ennuie, j'sais pas quoi faire". Passons.
D'autres groupes de discussions nous permettent de pénétrer dans l'univers intime des potaches. Ainsi apprend-on que les cuillers fournies au self du Lycée Rotrou ne sont pas adaptée à la taille des yaourts ("Tu sais que tu es à Rotrou ou que tu y as été quand..."). Ou que le séant d'un prof de physique est l'objet de fantasmes debridées d'ancienne collégiennes ("Pour celles qui mataient le cul de Mr P. en cours de Physique à Camus").
Dans la catégorie des railleurs aigre-doux je vous recommande "Vous aussi vous avez survecu à Dreux", "Les gens qui pensent que Dreux c'est nul mais on ne peut pas s'en passer" ou pour les adeptes de sensations fortes, "Vous avez vu des trucs de fous à Dreux", où l'on se rend compte que le sensationnel se résume pour certains à des courses-poursuites en voiture ou des agressions physiques.
Il y a également ce test - un peu daté maintenant - que j'avais mis en ligne pour évaluer votre intégration à la vie locale.
Enfin, si les sujets de conversation ne vous intéresse guère, vous pouvez toujours vous inscrire histoire d'y retrouver vos connaissances ou bien me solliciter pour que je devienne votre ami et me faire partager vos expériences!
08:33 Publié dans Histoires naturelles | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, facebook, reseau social, forum, discussion, drouais
05.02.2009
Les fauves sont lâchés
Il n'en fallait pas tant pour leur donner de l'appetit aux jeunes loups de la section locale de l'UMP. Un petit rassemblement officialisant leur groupement et les voila déjà en ordre de bataille, affamés par la succession de Gérard Hamel qui, en annonçant son retrait de la vie politique , a maladroitement ouvert la boîte de Pandore. Ou est passé son conseiller spécial, son expert en stratégie de communication? Coincé par la neige peut-être... Enfin Gégé sait se reprendre et a tout de suite ouvert les vannes de l'information en précisant que ces petites réunions Tupperware entre jeunes UMPites avaient pour simple effet de peser sur le débat public quand Miled Zrida et ceux de l'opposition organisent régulièrement des points presse pour dire tout le bien qu'ils pensent de la gouvernance municipale. Cette mission de contre-attaque ou de pare-feu, échoit au sémillant directeur de cabinet du Maire, Pierre-Frédéric Billet, qui de son strapontin se verrait bien à l'orchestre. D'ici là, il a encore le temps de se faire connaître, et autrement que par des supplications auprès de Mme Hamel pour convaincre son mari de rester en politique.
Un autre qui peut remercier le Maire de Dreux, c'est Olivier Marleix, explicitement désigné pour tenter de lui succéder au poste de député. Mais connaissant le plan de carrière du conseiller technique à la présidence de la République, est-ce réellement une surprise? Du côté de la droite drouaise, on commence à ruer dans les brancards. Certains voient en effet d'un drôle d'oeil l'arrivée d'un hyper-ambitieux, élu à Anet pour mieux viser la présidence du Conseil Général. Baby Marleix est un sprinteur, toujours à fond, les deux pieds sur l'accélérateur. Le genre portable collé à l'oreille. Un peu comme s'il prenait la mesure de son boss à l'Elysée, lieu où l'on a plus de chance de le trouver qu'en mairie d'Anet. Là-bas d'ailleurs, ils en pensent quoi ?
Ben, la lune de miel tourne un peu à la déception. On sent un type pressé, qui passe en coup de vent, qui ne prend pas le soin d'écouter, de consulter. De toute façon, ses adjoints le font pour lui alors autant se cantonner à un rôle de représentation quand on a un agenda overbooké. Enfin, si un zébulon, aussi brillant et vivace soit-il, déboule fièrement dans la basse-cour drouaise, même adoubé par Gérard Hamel, il risque tout de même de se faire voler dans les plumes.
09:06 Publié dans Minus politicus | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dreux, gérard hamel, retrait, vie politique, olivier marleix, député



